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10 secondes de plaisir, un an sur les fesses !

mercredi 25 août 2010

Une courte période de consommation excessive de nourriture peut avoir des effets à long terme sur votre poids de corps et votre stock de graisse, même après que vous soyez revenu à votre poids initial. Une étude publiée dans le journal Nutrition & Metabolism [1] a découvert qu’un épisode de quatre semaines d’augmentation de la consommation énergétique sous forme d’aliments, avec une réduction de l’exercice, pouvait causer une augmentation du poids et de la masse graisseuse plus de deux années plus tard quand on compare avec des individus contrôle.

Asa Ernersson a travaillé avec une équipe de chercheurs de l’Université Linköping de Suède pour étudier les effets à long terme d’un style de vie sédentaire et glouton. Ils ont suivi l’activité physique de 18 individus, et utilisé une consommation excessive de nourriture pour augmenter leur consommation d’énergie de 70% pendant quatre semaines. Un groupe de contrôle séparé a mangé et a fait du sport normalement.

Le groupe d’intervention a gagné en moyenne 6,4 kg de poids de corps, qui a été reperdu pour la plupart 6 mois plus tard. Cependant, un an plus tard, le groupe qui avait grossi a montré une augmentation de la masse grasse par rapport au départ ; les différences étaient même plus grandes après deux ans et demi. Ernersson déclare : "La différence à long terme dans le poids de corps dans les deux groupes, suggère qu’il y a un effet élargi sur la masse graisseuse après une courte période de grande consommation de nourriture et de diminution de l’exercice."

L’étude apporte de nouvelles preuves intéressantes suggérant que même une courte période d’excessive alimentation et de manque d’exercice peut potentiellement changer la physiologie d’un individu, rendant plus difficile de perdre et de conserver son poids de départ par la suite.

Ernersson résume ainsi son étude : "La modification de la masse graisseuse était plus grande que ce à quoi nous nous attendions quand on la compare au groupe contrôle, cela suggère que même des modifications comportementales à court terme peuvent avoir des effets prolongés sur la santé."

Références :

[1] Long-term increase of fat mass after a four week intervention with fast food based hyper-alimentation and limitation of physical activity. Asa Ernersson, Fredrik H Nystrom & Torbjorn Lindstrom. Nutrition & Metabolism


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