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Courir réduit le risque de mortalité chez les hypertendus

dimanche 25 août 2013

29% de réduction du risque chez les gens qui courent environ 24 km par semaine.

Les individus qui prennent des médicaments contre une tension artérielle trop élevée et qui courent ont jusqu’à 29% de risque en moins de décéder que les non coureurs qui prennent les mêmes médicaments, selon une étude publiée dans le journal Hypertension [1].

Ces résultats proviennent d’une étude sur 6973 marcheurs et 3907 coureurs qui prennent des pilules contre l’hypertension, et qui ont rapporté les kilomètres qu’ils font par semaine et leur rythme de croisière. Les chercheurs ont enregistré combien de personnes sont décédées sur une période de suivi de 10,2 années, et ils ont comparé le nombre de décès aux personnes qui se situent dans sept catégories d’activité physique différentes.

Pour mesurer les niveaux d’activité, les scientifiques ont calculé la dépense énergétique plutôt que la distance couverte. Ils ont eu recours à un instrument de mesure, les METs (Équivalent Métabolique), qui donnent aux activités une valeur en relation avec l’énergie qu’elles exigent pour les réaliser comparées à la position assise statique. Marcher à un bon rythme, par exemple, donne habituellement une valeur en MET autour de 3, alors que courir à 9,65 km/h donne habituellement une valeur en MET autour de 10 (c’est-à-dire que cela exige grosso-modo 10 fois l’énergie pour courir à ce rythme que pour rester assis sur son divan en train de penser courir à ce rythme !).

Il y avait une diminution importante (29%) de la mortalité de 1,8 à 3,6 MET heure/jour. En termes de course à pieds, cela équivaut à faire 24 kilomètres à un rythme moyen de 9,65 km/h.

Dans la plupart des cas, l’exercice physique qui se situe au-dessus de ce niveau n’était pas associé à une diminution supplémentaire de la mortalité pour les individus qui prennent des médicaments contre l’hypertension. Cependant, il y a des exceptions pour le diabète, l’insuffisance rénale aiguë et les maladies cérébrovasculaires, où les risques diminuaient en même temps que l’activité physique augmentait.

Comme pour d’autres recherches qu’ils ont publiées cette année, les chercheurs ont découvert que si quelqu’un dépensait la même quantité d’énergie, il n’y avait pas de différence entre la course à pieds et la marche sur la réduction de la mortalité. Mais, comme Williams le fait remarquer, vous êtes beaucoup plus susceptible d’atteindre ce niveau de dépense énergétique en courant qu’en marchant, étant donné que vous aurez besoin de plus de temps en marchant pour atteindre la même consommation de calories qu’en courant.

Références :

[1] Walking and Running Produce Similar Reductions in Cause-Specific Disease Mortality in Hypertensives. Paul T. Williams, Hypertension, HYPERTENSIONAHA.113.01608.


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