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Courir réduit le risque de décès quelque-soit la durée et la vitesse

mercredi 30 juillet 2014

Le fait de courir 5 minutes tous les jours peut réduire le risque de mourir de maladie cardiovasculaire.

D’après une étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology [1], courir pendant seulement quelques minutes par jour même à une vitesse lente peut réduire significativement le risque d’une personne de mourir de maladie cardiovasculaire comparé à quelqu’un qui ne court pas.

L’exercice physique est un moyen sûr de prévenir les maladies cardiovasculaires, et c’est un élément indispensable pour une vie en bonne santé, mais on ne savait pas s’il y avait des bénéfices en-dessous de 75 minutes par semaine d’activité physique à intensité vigoureuse, comme la course à pieds, tel que recommandé par les autorités sanitaires.

Les chercheurs ont étudié 55137 adultes âgés de 18 à 100 ans, sur une période de 15 ans, pour déterminer s’il y avait une relation entre le fait de courir et la longévité. Les données provenaient de l’étude Aerobics Center Longitudinal Study, dans laquelle les participants ont dû compléter un questionnaire sur leurs habitudes sportives. Sur la période de l’étude, 3413 participants sont décédés, dont 1217 décès qui étaient relatifs à une maladie cardiovasculaire. Dans cette population, 24 % des participants ont rapporté courir pendant leur temps de loisir.

Par rapport à ceux qui ne couraient pas, les coureurs avaient un risque 30 % inférieur de décéder de quelque cause que ce soit, et 45 % de risque en moins de mourir de maladie cardiovasculaire ou d’AVC. Les coureurs vivaient en moyenne trois ans de plus que les non coureurs. De même que pour réduire le risque de mortalité au niveau de la population dans son ensemble, les auteurs de l’étude concluent que faire la promotion de la course à pieds est aussi important que de lutter contre le tabagisme, l’obésité ou l’hypertension. Les bénéfices étaient les mêmes quelque-soit la durée, la longueur, la fréquence ou la rapidité à laquelle les participants couraient. Les bénéfices étaient aussi les mêmes quelque-soit le sexe, l’âge, l’indice de masse corporelle, les conditions de santé, si l’on est fumeur ou non-fumeur et si l’on boit de l’alcool ou non.

L’étude a montré que les participants qui couraient moins de 51 minutes, moins de 10 kilomètres et à moins de 10 km/h, une ou deux fois par semaine, avaient un risque plus faible de décéder comparés à ceux qui ne couraient pas. L’auteur de l’étude, le Dr Lee, déclare qu’ils ont trouvé que les coureurs qui couraient moins d’une heure par semaine en tiraient les mêmes bénéfices concernant la mortalité comparés aux coureurs qui couraient plus de trois heures par semaine. Ainsi, il est possible que plus ne soit pas toujours mieux en ce qui concerne la relation entre la course à pieds et la longévité. Les chercheurs ont aussi regardé les différents types de comportements concernant la course à pied, et ils ont trouvé que ceux qui couraient régulièrement depuis six ans en moyenne en tiraient le plus de bénéfices, avec une diminution de 29 % du risque de décès toutes causes, et de 50 % du risque de décès de maladie de cœur ou d’attaque.

"Étant donné que c’est le temps qui est l’un des plus grands freins à l’activité physique, cette étude pourrait pousser plus de gens à se mettre à courir et à continuer de se bouger, car l’objectif est facilement atteignable, pour en tirer des bénéfices sur la mortalité", dit Lee. "Courir pourrait être une meilleure option plutôt que de faire des exercices à intensité modérée pour les gens sédentaires, car cela produit des bénéfices identiques, sinon meilleurs, sur la mortalité en cinq à 10 minutes, comparé notamment à 15 ou 20 minutes par jour d’activité physique modérée que beaucoup considèrent comme trop chronophage".

Références :

[1] Duck-chul Lee, Russell R. Pate, Carl J. Lavie, Xuemei Sui, Timothy S. Church, Steven N. Blair. Leisure-Time Running Reduces All-Cause and Cardiovascular Mortality Risk. Journal of the American College of Cardiology, 2014 ; 64 (5) : 472 DOI : 10.1016/j.jacc.2014.04.058.


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