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Faire du vélo n’altère pas les fonctions urinaires ni sexuelles des hommes

lundi 15 janvier 2018

Une étude publiée dans le journal scientifique The Journal of Urology a trouvé que les bénéfices cardiovasculaires du cyclisme amateur ou de haut niveau l’emportaient largement sur les risques d’un impact négatif sur la santé sexuelle ou urinaire [1].

Le cyclisme est très populaire pour se déplacer, pour faire du sport ou tout simplement pour le plaisir, et son impact sur la santé sexuelle avait reçu son lot d’attention notamment concernant le fonctionnement érectile. Or, dans cette étude, les chercheurs ont trouvé que contrairement à d’autres études précédentes, ni le cyclisme amateur ni le cyclisme professionnel ne semblaient avoir un impact négatif sur le fonctionnement urinaire ou sexuel des hommes.

"Il s’agit d’une grande étude dont l’objectif était d’explorer les associations entre le cyclisme, le vélo et les caractéristiques de la route avec le fonctionnement sexuel et urinaire via des questionnaires validés," expliquent les chercheurs. "Nous pensons que les résultats seront encourageant pour les cyclistes. Le vélo apporte des bénéfices cardiovasculaires indiscutables et peu d’impacts sur les articulations. Nous pensons que les bénéfices à la santé que les cyclistes tirent de ce sport l’emportent largement sur les risques."

Certaines études passées ont montré que le vélo affectait négativement le fonctionnement érectile. L’hypothèse était que cet impact négatif est causé par la pression prolongée sur le périnée et par des micro traumatismes pendant le cyclisme. Cependant, ces études manquent de mesures validées ou de groupes de comparaison, et elles étaient limitées avec des échantillons de tailles réduites.

La présente étude a été faite sur trois groupes d’athlètes – des cyclistes, des nageurs et des coureurs – qui ont été interrogés. Les participants comptaient 2774 cyclistes, 539 nageurs et 789 coureurs. Ils ont tous complété un questionnaire validé, qui comprenait le Sexual Health Inventory for Men (SHIM), l’International Prostate Symptom Score (I-PSS), et le National Institutes of Health Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI), ainsi que des questions à propos des infections urinaires, des sténoses urétrales, de l’engourdissement génital et des irritations dues à la selle.

En plus des comparaisons entre des activités athlétiques similaires avec ou sans pression périnéale, les chercheurs ont examiné comment l’intensité du cyclisme, la configuration du vélo et même les conditions de la route pouvaient impacter les fonctions urinaires et sexuelles. On a demandé aux cyclistes quels étaient leurs types de vélos, de selles, l’angle de leur selle, s’ils portaient des shorts rembourrés ou non, le temps passé sur la selle, la hauteur de leur guidon et le type de surface sur laquelle ils avaient l’habitude de pédaler. Les cyclistes ont été divisés en un groupe de sportifs de forte intensité (qui faisait du vélo depuis plus de deux ans et plus de trois fois par semaine, avec une moyenne de 40 km par jour) et un groupe de faible intensité qui en faisait moins. Les non-cyclistes étaient ceux qui nageaient ou qui couraient mais qui ne faisaient pas régulièrement de vélo.

En général, comparés aux nageurs et aux coureurs, la santé sexuelle et urinaire des cyclistes était identique, bien que certains cyclistes étaient plus enclins aux sténoses urétrales. Étonnamment, les cyclistes de haute intensité avaient un meilleur fonctionnement érectile que les cyclistes qui en faisaient moins. Ni le vélo ni les caractéristiques de la route ne semblaient avoir d’impact négatif sur les cyclistes. Le fait d’être debout plus de 20 % du temps pendant qu’ils pédalaient réduisait significativement les risques d’engourdissement génital. Le fait d’ajuster la hauteur du guidon plus bas que la selle augmentait la probabilité d’engourdissement génital et d’irritation due à la selle.

Références :

[1] Cycling, and Male Sexual and Urinary Function : Results from a Large, Multinational, Cross-Sectional Study. The Journal of Urology.


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