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Grossir en haut ou en bas n’est pas la même chose

mardi 5 octobre 2010

En utilisant des crèmes glacées, des barres de chocolat et des boissons énergétiques pour faire grossir des volontaires, des chercheurs de la clinique Mayo ont découvert les mécanismes de croissance de la graisse corporelle.

Le fait d’augmenter la graisse abdominale semble aussi augmenter le risque de maladie métabolique, alors que le développement de la graisse dans le bas du corps, comme dans les fesses, semble diminuer ce risque. Les résultats, publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences [1], permettent d’expliquer pourquoi.

"Les mécanismes cellulaires sont différents" explique le Dr Jensen, endocrinologue à la Clinique Mayo. "L’accumulation de graisse abdominale survient largement sous la forme de cellules individuelles qui voient leur taille augmenter, alors que dans le cadre de la prise de graisse dans le bas du corps, c’est le nombre de cellules de graisse qui augmente. Ainsi, les mécanismes étant différents, l’impact l’est aussi."

Les chercheurs ont recruté 28 volontaires pour cette étude. Ils les ont suralimentés pendant huit semaines, en avalant des barres chocolatées géantes, des crèmes glacées ou milkshakes, des boissons très caloriques et tout ce qu’ils voulaient manger. Les participants ont pris en moyenne 2,5 kilogrammes de graisse dans le haut du corps, et 1,5 kg de graisse dans le bas du corps.

Même avant la prise de gras, les préadipocytes (les cellules ayant la capacité de devenir des cellules graisseuses matures) dans le haut du corps ont montré une augmentation de leurs messages ARN, qui poussaient les protéines à synthétiser de la graisse.

Quinze hommes et treize femmes ont participé à l’étude. Les chercheurs ont mesuré la graisse dans le corps, et la taille des cellules de graisse avant et après les huit semaines de suralimentation. Ils déclarent que leurs résultats vont à l’encontre du concept selon lequel le nombre de cellules de graisse demeure stable chez les adultes.

Ils soutiennent aussi l’idée que la capacité accrue de produire des cellules graisseuses en bas du corps crée une certaine forme de protection pour le haut du corps, et aide potentiellement à empêcher la maladie métabolique qui peut conduire aux diabètes et autres complications.

Références :

[1] Regional differences in cellular mechanisms of adipose tissue gain with overfeeding. Proceedings of the National Academy of Sciences


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