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L’activité physique énergétique contre le psoriasis

mercredi 23 mai 2012

Une étude sur des femmes américaines, publiée dans les Archives of Dermatology [1], suggère que l’activité physique vigoureuse pourrait être associée à une réduction du risque de psoriasis.

Le psoriasis est un trouble immunologique caractérisé par une inflammation systémique et un écaillage de la peau. Selon l’étude globale, l’activité physique a été associée à une diminution du risque des troubles qui se caractérisent par une inflammation systémique, comprenant le diabète de type 2, le cancer du colon, des maladies coronariennes et le cancer du sein.

"Nos résultats laissent entendre que la participation à au moins 20,9 heures MET (tâche équivalent métabolique) par semaine d’exercice énergique, l’équivalent de 105 minutes de course ou 180 minutes de natation ou de tennis, est associé à une diminution de 25 à 30% du risque de psoriasis comparé à celles qui ne faisaient pas de sport vigoureux" écrivent les auteurs.

Hillary Frankel et ses collègues ont utilisé les données provenant de l’étude scientifique sur les infirmières Nurses’ Health Study II. Leur analyse comprenait 86665 femmes qui n’avaient pas de psoriasis à l’origine en 1991, et qui ont rempli des questionnaires sur leur niveau d’activité physique en 1991, 1997 et 2001. Les chercheurs ont documenté 1026 cas d’incidents de psoriasis pendant qu’ils analysaient l’association entre l’activité physique et le trouble.

Les femmes les plus actives physiquement avaient un risque plus faible de psoriasis comparées aux moins actives. Mais selon les résultats de l’étude, le fait de marcher n’était pas associé à un risque réduit de psoriasis.

"Parmi les activités énergiques individuelles que nous avons évaluées, seul le fait de courir et de faire des sports d’endurance, d’aérobic ou callisthéniques était associé à une diminution du risque de psoriasis. D’autres activités énergiques comme le jogging, jouer au tennis, nager et faire du vélo n’étaient pas associées au risque de psoriasis" notent les auteurs. "L’intensité, fortement variable, à laquelle ces activités sont réalisées pourrait compter dans ce résultat."

Les auteurs suggèrent que la façon dont l’activité physique pourrait réduire le psoriasis mériterait davantage d’études.

"En plus d’apporter d’autres bénéfices pour la santé, le fait de faire du sport de façon énergique pourrait représenter une nouvelle mesure préventive pour les femmes qui ont un risque important de développer du psoriasis. Des études supplémentaires qui le confirmerait, et d’autres sur les mécanismes par lesquels l’activité physique protégerait contre une nouvelle poussée de psoriasis sont nécessaires" concluent les chercheurs.

Références :

[1] The Association Between Physical Activity and the Risk of Incident Psoriasis. Arch Intern Med., 2012.


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