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L’effet yo-yo des régimes expliqué

vendredi 14 janvier 2011

Si vous voulez perdre les kilos que vous avez repris pendant les fêtes de fin d’année, vous pourriez être intéressé de savoir que les hormones associées à l’appétit jouent un rôle important dans la probabilité de reprendre du poids après un régime. Une étude confirme que les gens qui ont les niveaux les plus élevés de leptine, et les niveaux les plus bas de ghréline, sont plus susceptibles de reprendre les centimètres qu’ils avaient perdus.

Les médecins doivent souvent gérer des patients qui, après avoir scrupuleusement suivi un régime amaigrissant, ont repris les kilos perdus en peu de temps, ou pèsent même plus lourd qu’avant leur régime. C’est l’effet "yo-yo" bien connu, et il se remarque chez certaines personnes qui suivent ces régimes pour maigrir.

"Il y a des patients qui tirent des bénéfices concrets d’un régime, et d’autres qui y sont résistants" dit le Dr Ana Belén Crujeiras, auteure de l’étude. "Il semble que la façon dont chaque patient réagit au traitement soit prédéterminé par ses propres caractéristiques."

Les chercheurs ont analysé le rôle des niveaux des hormones dans le plasma comme la ghréline, la leptine et l’insuline sur la reprise de poids de 104 personnes en surpoids qui avaient suivi un régime hypocalorique. Après huit semaines, ils ont découvert que le groupe qui avait repris plus de 10% du poids perdu avait les niveaux de leptine les plus élevés, et les niveaux de ghréline les plus bas. Aucune différence n’a cependant été observée dans leurs niveaux d’insuline.

Les résultats, publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism [1], ont aussi montré que la ghréline avait un impact spécifique sur les hommes et la leptine sur les femmes.

"Certains patients obèses ou en surpoids, qui ont repris plus de poids après leur régime, pourraient être identifiés avant qu’ils se lancent dans ce genre de programme pour perdre du poids, simplement en regardant le niveau de ces hormones dans leur sang" dit Crujeiras.

Une cible alimentaire utile

Selon les auteurs, cette étude ouvre la porte vers d’autres études plus exhaustives sur l’association entre l’appétit et les hormones, en tant qu’outil visant à développer des programmes ou des régimes pour perdre du poids ciblés selon les individus, et qui pourraient garantir un taux de réussite plus important pour les patients obèses ou en surpoids, afin qu’ils conservent ensuite cette perte de poids acquise pendant le régime.

"Les endocrinologues et les nutritionnistes devraient pouvoir réaliser un programme spécial pour les patients qui ont des niveaux plasmatiques élevés de leptine, et de faibles niveaux de ghréline, avant qu’ils commencent un régime hypocalorique, sachant que ces patients sont plus susceptibles de reprendre à court terme le poids qu’ils ont perdu" concluent les experts.

Références :

[1] Ana B. Crujeiras, Estíbaliz Goyenechea, Itziar Abete, Mary Lage, Marcos C. Carreira, J Alfredo Martínez, Felipe F. Casanueva. Weight Regain after a Diet-Induced Loss Is Predicted by Higher Baseline Leptin and Lower Ghrelin Plasma Levels. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2010.


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