Accueil du site > Physiologie > L’entrainement intensif peut perturber le sommeil
L’entrainement intensif peut perturber le sommeil

vendredi 18 décembre 2015

L’entrainement intensif peut perturber le sommeil, la performance et l’humeur des athlètes, mais le fait de prendre plus de glucides peut aider.

Le sommeil est une part essentielle du programme d’entrainement de tout sportif, mais une étude publiée dans le Journal of Sports Sciences [1] révèle que des séances intensives d’exercice peuvent perturber le sommeil. Des scientifiques de l’Université de Loughborough ont étudié les effets de deux périodes de neuf jours d’entrainement lourd sur 13 cyclistes bien entrainés. Les chercheurs ont enregistré l’humeur des athlètes, leur sommeil et leur performance avant, pendant et après l’exercice. Pour déterminer si l’alimentation pouvait contrecarrer ces effets d’une privation de sommeil, les athlètes devaient aussi manger des quantités de glucides importantes ou modérées pendant l’étude, sans qu’aucun d’entre eux ne sache quelle quantité il avalait.

Les chercheurs ont découvert que neuf jours d’entrainement intense pouvaient déjà causer une baisse importante et progressive de la qualité du sommeil. Ils ont aussi remarqué que l’humeur des athlètes et leur aptitude à faire de l’exercice empiraient tous deux sur la période d’observation.

Les données collectées ont aussi indiqué que les cyclistes passaient plus de temps au lit pendant cet entrainement intense – ce qui suggère qu’ils étaient fatigués. Mais le temps supplémentaire passé sous la couette ne résultait pas en plus de sommeil effectif. "L’efficacité du sommeil était significativement réduite pendant la période d’entrainement intensifié," expliquent les chercheurs, car le nombre de fois où les athlètes se sont réveillés pendant la nuit a significativement augmenté. En outre, les cyclistes ont rapporté des modifications de leur humeur pendant le déroulement de l’étude, comme de la tension, de la colère, de la fatigue, de la confusion, de la dépression et des sentiments et symptômes de stress.

Comme pour les glucides ajoutés, l’équipe a conclu qu’une alimentation importante en glucides a réduit certains, mais pas tous, des effets de l’entrainement difficile. Les athlètes qui prenaient des glucides de façon modérée enregistraient plus de temps de sommeil, mais ceci pourrait démontrer des niveaux plus importants de fatigue et un besoin plus important de récupérer après ce régime alimentaire.

Les auteurs de noter que "le cycle d’un entrainement réussi doit inclure une surcharge de fatigue, suivie par une période de repos. Les résultats d’un tel entrainement sont des adaptations positives et des améliorations de la performance. Cependant, si l’entrainement surchargé n’est pas suivi par un repos suffisant, un épuisement peut apparaître." Cette étude est un rappel utile à tous les entraineurs sur le besoin de mettre en place des temps de repos assez amples, comprenant des siestes, dans les programmes d’entrainement de leurs athlètes.

Références :

[1] S. C. Killer, I. S. Svendsen, A. E. Jeukendrup, M. Gleeson. Evidence of disturbed sleep and mood state in well-trained athletes during short-term intensified training with and without a high carbohydrate nutritional intervention. Journal of Sports Sciences, 2015.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser :



| Bodyscience.fr - Conception : © 2019 François Grandemange - Tous droits reservés | Contacts | SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mentions légales | About us |