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L’entrainement sportif pour réduire les bouffées de chaleur de la ménopause

mercredi 4 juillet 2012

Selon des chercheurs, les femmes ménopausées qui font du sport pourraient vivre moins de bouffées de chaleur pendant les 24 heures qui suivent l’activité physique.

En général, les femmes qui sont relativement inactives ou qui sont en surpoids ou obèses tendent à avoir un plus grand risque de symptômes de bouffées de chaleur perçues, dit Steriani Elavsky de Penn State.

Les bouffées de chaleurs perçues ne correspondent pas toujours aux bouffées de chaleur réelles. La plupart de la recherche existante n’a analysé que les bouffées de chaleur rapportées par les femmes elles-mêmes. Or cette étude s’est penchée sur une comparaison entre les bouffées objectives et les bouffées subjectives.

Elavsky et ses collègues ont étudié 92 femmes ménopausées pendant 15 jours. Les femmes recrutées pour cette étude étaient différentes des autres études précédentes sur la ménopause, dit Elavsky. Dans le passé, les femmes des études sur la ménopause vivaient des symptômes sévères et cherchaient de l’aide. Elles n’étaient probablement pas représentatives de la population en général.

"Notre échantillon incluait des femmes qui avaient des symptômes légers à modérés, qui ont été recrutées pour une étude sur l’activité physique, et non pour une étude sur la ménopause" dit la chercheuse.

"Nous avons recruté des femmes qui résident en communauté. Les sources de recrutement étaient variées comme les bibliothèques, les salles de gym, les fêtes, des publicités dans les journaux locaux, etc." Les femmes étaient âgées entre 40 et 59 ans, elles avaient en moyenne deux enfants et n’étaient pas sous traitement hormonal.

Pendant l’analyse, les chercheurs ont séparé les femmes dans des catégories "poids normal" et "surpoids/obèses", et en "bonne forme physique" et "moins en forme". Ces catégories n’étaient pas obligatoirement mutuellement exclusives.

Les participants portaient des accéléromètres pour enregistrer leur activité physique, ainsi que des appareils qui mesuraient la conduction de leur peau, qui évolue avec l’humidité de la peau. Chaque participante a enregistré les bouffées de chaleur individuelles qu’elle avait pendant la période des 15 jours sur un assistant électronique personnel.

Avec ces deux méthodes d’enregistrement des bouffées de chaleur, les chercheurs ont trouvé la fréquence des bouffées objectives et subjectives. Les bouffées de chaleur objectives survenaient quand le dispositif les enregistrait ; les bouffées de chaleur subjectives apparaissaient quand les femmes les rapportaient. Quand une bouffée de chaleur objective et une subjective étaient enregistrées à cinq minutes d’intervalle l’une de l’autre, elle était considérée comme une bouffée de chaleur "véritablement positive", rapportent les chercheurs dans le journal Menopause [1].

"Certaines explications physiologiques proposaient que le fait de réaliser une activité physique augmenterait les bouffées de chaleur parce que cela augmente précisément la température de tout le corps" dit Elavsky.

Au contraire, les chercheurs ont trouvé que cette prémisse n’était pas vraie, car en moyenne les femmes de l’étude ont vécu moins de symptômes de bouffées de chaleur après le sport. Cependant, les femmes qui étaient classées comme étant obèses, qui avaient un niveau de forme physique moins bon ou qui vivaient des bouffées de chaleur plus fréquemment ou plus intenses, ont remarqué avoir la plus faible réduction des symptômes.

On ne sait pas encore si une femme peut utiliser le régime alimentaire et l’exercice pour perdre du poids et améliorer sa forme physique, et de ce fait vivre moins de bouffées de chaleur, mais c’est une piste qui mérite d’être explorée, notent les chercheurs.

"Pour les femmes qui ont des bouffées de chaleur modérées, il n’y aucune raison de ne pas faire d’activité physique motivé par la peur que les symptômes empirent" dit Elavsky. "En fait, l’activité physique pourrait même être utile, et c’est certainement le meilleur moyen de maximiser la santé quand les femmes vieillissent. Le fait de devenir et de rester actif sur une base régulière comme faisant partie intégrante de votre style de vie est le meilleur moyen de s’assurer de bien vieillir, que vous viviez des bouffées de chaleur ou non."

Références :

[1] Elavsky Steriani ; Gonzales Joaquin ; Proctor David ; Williams Nancy ; Henderson Victor. Effects of physical activity on vasomotor symptoms : examination using objective and subjective measures. Menopause, 2012 DOI : 10.1097/gme.0b013e31824f8fb8


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