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L’exercice est-il bon à la santé ?

mercredi 30 décembre 2009

Cinq déclarations à la loupe à propos des bénéfices de la musculation et de l’aérobic afin de voir lequel a le plus de ... poids.

Une commission a récemment remis son rapport au Ministère de la Santé à propos des français et le sport, et l’impact de celui-ci sur la santé. Il recommande notamment aux adultes entre 18 et 64 ans de faire de l’exercice (comme de la marche ou du vélo) 5 fois par semaine, et aux jeunes enfants de prendre très tôt de bonnes habitudes.

Plus l’exercice sera dur, long et régulier et plus les bénéfices sur la santé seront importants, notamment sur les risques de maladies telles que le cancer et diabète, recommandations reposant sur une décennie de recherche scientifique.

Les études ont montré que les gens qui se mettent au sport, selon les recommandations, vivent en moyenne entre 3 et 7 années de plus que ceux qui restent devant leur télévision ou leur ordinateur, selon William Haskell, professeur de médecine de l’Université de Stanford. Mais comment l’exercice réalise-t-il ceci exactement ? Et qu’en est-il de ceux qui nient que l’exercice soit bénéfique à la santé, et qui affirment qu’il peut vous être nocif ? Y a-t-il une vérité dans tout cela ?

Bon pour le coeur et les vaisseaux sanguins

Ces dix dernières années, différentes études impliquant des milliers de participants ont montré que l’entraînement diminuait les risques de maladies de coeur. "L’exercice a virtuellement un effet favorable sur tous les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire" explique Jonathan Meyers, chercheur. La raison : quand une personne fait de l’exercice, le muscle qu’est le coeur se contracte avec force et fréquemment, ce qui augmente le flux sanguin à travers les artères.

Cela provoque des changements subtils dans le système nerveux autonome, qui contrôle la contraction et la relaxation de ces vaisseaux. Ces fins réglages permettent un taux de pulsations cardiaques au repos plus faible (moins de battements pour pomper le sang à travers le corps), une pression artérielle plus faible et un taux de pulsations plus variable, tous ces facteurs réduisant le risque de développer une maladie cardiovasculaire.

Meyers explique que l’exercice limite aussi l’inflammation associée aux troubles cardiovasculaires, comme l’artériosclérose ou la durcissement des artères autour du coeur, qui peuvent conduire à des crises cardiaques. Plusieurs études se sont focalisées sur la protéine C-réactive, un marqueur de l’inflammation. Il ajoute que la recherche a montré que les personnes sédentaires, qui se lançaient dans des programmes d’exercice de 3 à 6 mois, avaient vécu une baisse de 30% de leurs niveaux de protéine C-réactive, un niveau presque équivalent à ceux qui prennent des statines (une classe de médicaments contre le cholestérol et réduisant l’inflammation). En d’autres termes, chez de nombreuses personnes, l’exercice peut être aussi efficace qu’une substance active pour ce qui est de réduire l’inflammation, l’un des facteurs de risque clé des maladies cardiovasculaires.

L’exercice favorise également la santé cardiovasculaire en réduisant la quantité de triglycérides plasmatiques, des molécules grasses dans le sang associées à la fabrication de plaques sur les artères, note Haskell. En outre, l’activité physique aide à réduire la taille des particules des lipoprotéines de faible densité (LDL), aussi appelé "mauvais cholestérol", dans le sang, et augmente les quantités de lipoprotéines de haute densité (HDL), le bon cholestérol, qui se traduit des artères moins bouchées.

Mais l’exercice pourrait ne pas avoir le même effet sur le système cardiovasculaire de toute personne. En moyenne il y a une réponse, mais dont la variabilité est importante, et cette variabilité se répand dans les familles. Prenez par exemple le bon cholestérol HDL. La plupart des études étendues ont montré que l’exercice physique provoquait une augmentation de 5% des niveaux de HDL, mais une analyse plus fine a montré que les pourcentages variaient entre 0 et 25%, dépendant du sujet de l’étude, sachant que seulement la moitié de la population environ semblait vivre une augmentation du bon cholestérol comme conséquence de l’exercice.

Moins de cancer

Plusieurs études ayant suivi des milliers de participants pendant plusieurs années, ont montré que l’exercice régulier diminuait les risques de certains cancers, plus particulièrement ceux du sein et du colon. Il reste aux scientifiques de préciser les mécanismes impliqués, mais ils ont déjà plusieurs explications plausibles.

L’activité physique affecte le poids du corps, il faut noter que les gens plus maigres ont des niveaux de circulation de l’insuline plus faibles, une hormone produite par le pancréas et qui aide les cellules à absorber le glucose, leur principale source d’énergie. Les personnes en surpoids ou obèses sont plus susceptibles de développer une résistance à l’insuline, condition dans laquelle la cellule ne répond plus à l’hormone et absorbe le glucose.

Quand cela a lieu, le pancréas produit des quantités plus grandes pour compenser, en noyant le sang d’insuline ; des niveaux trop hauts d’insuline dans le sang ont été associés à certains types de cancers. L’insuline est essentiellement une hormone de croissance. Elle peut créer de nouvelles tumeurs en augmentant les taux de division cellulaire, ou elle peut faire croitre des petites tumeurs.

L’exercice pourrait aussi prévenir le cancer, et d’autres maladies, parce qu’il apparaît qu’il renforce le système immunitaire. L’exercice pourrait aussi aider à réduire les niveaux des hormones femelles, les oestrogènes et la progestérone, dans le sang, ce qui réduirait potentiellement le risque de développer des cancers du sein et de l’utérus associés à des niveaux élevés de ces hormones.

Malgré le lien apparent entre l’exercice physique et des fréquences de cancer plus faibles, les chercheurs reconnaissent qu’il pourrait y avoir d’autres facteurs à l’oeuvre. C’est parce que la plupart de ces études ne sont pas des essais contrôlés, qu’il se pourrait que différents styles de vie puissent expliquer les risques plus faibles de cancers. Toutefois, il faut noter que souvent, les personnes qui font régulièrement du sport ont aussi un régime alimentaire plus équilibré.


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