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L’hormone de croissance humaine augmente significativement la rapidité des athlètes amateurs

jeudi 6 mai 2010

Une étude publiée dans les Annals of Internal Medicine [1] a découvert que l’hormone de croissance humaine améliorait la capacité de rapidité au sprint chez les athlètes amateurs en bonne santé. Il s’agit de la première étude démontrant que l’hormone de croissance améliore la performance athlétique.

Durant cette étude sur 8 semaines, 96 athlètes amateurs entrainés, âgés entre 18 et 40 ans (63 hommes et 33 femmes), ont été assignés au hasard pour recevoir soit un placébo inactif, soit des injections d’hormone. En même temps, la moitié des participants masculins a été assignée au hasard pour recevoir une injection placébo supplémentaire ou de la testostérone. Les participants, les chercheurs, et ceux qui mesuraient les résultats et analysaient les données étaient totalement aveugle en ce qui concerne les substances données et à qui.

A huit semaines, les chercheurs ont trouvé que les injections d’hormones avaient augmenté l’aptitude des athlètes à sprinter sur des vélos, mais n’avaient aucun effet sur la forme ou leur capacité à soulever des poids ou à sauter. Les effets sur la rapidité étaient pratiquement doublés chez les hommes qui avaient reçu des injections de testostérone.

"Nous avons découvert que l’augmentation de la capacité de rapidité avait une corrélation de 0,4 seconde d’amélioration sur 10 secondes dans un sprint de 100 mètres" dit le Dr. Ken Ho, chef du département d’endocrinologie de l’Hôpital St Vincent de Sydney, et principal auteur de l’étude. "Cette amélioration aurait pu modifier le podium de la finale des Jeux Olympiques."

En plus des améliorations de la capacité de la vitesse, les chercheurs ont trouvé que l’hormone réduisait significativement la masse grasse des athlètes, mais n’améliorait pas leur masse musculaire. La rapidité revenait à la normale six semaines après que les participants aient arrêté de recevoir les injections. Les athlètes qui ont reçu l’hormone de croissance se plaignaient plus de douleurs articulaires et de gonflements que ceux qui avaient reçu le placébo.

"Dans notre étude, nous avons utilisé des doses d’hormone de croissance dans la fourchette basse ce qui est utilisé, du moins le pense-t-on, chez les athlètes qui se dopent" dit le Dr Ho. "Et pour cette raison, nous pensons que les effets réels de l’hormone de croissance pourraient être beaucoup plus grands que ce qui a été rapporté dans notre étude. De même, les effets secondaires pourraient être tout autant beaucoup plus sérieux."


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