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Le bronzage intégral est un mythe

jeudi 12 août 2010

Selon une étude, un bronzage consistant sur la totalité du corps pourrait être impossible à atteindre, parce que certaines régions du corps sont plus résistantes au bronzage que d’autres.

Des chercheurs de l’Université d’Edinbourg expliquent que les résultats expliquent pourquoi certains vacanciers trouvent si difficile d’avoir un bronzage intégral du corps.

Les résultats, publiés dans le journal Experimental Dermatology [1], montrent que les fesses sont plus résistantes au soleil, mais que de façon étonnante quand elles rougissent elles bronzent moins bien que les autres régions corporelles.

Il a aussi été découvert que les gens sans taches de rousseur bronzaient plus facilement que ceux avec des taches de rousseur.

Cette étude, pionnière pour ce qui est de quantifier la profondeur du bronzage d’une personne, et non pas seulement les rougeurs de la peau, avait pour but d’essayer de comprendre pourquoi différents types de cancers de la peau tendaient à se retrouver en différentes régions du corps, étant donné qu’elles sont toutes causées par une même exposition au soleil.

L’équipe de scientifiques visait à identifier si cela était associé aux variations dans la façon dont les différentes parties du corps développaient un bronzage.

L’équipe a analysé la peau de 100 volontaires qui ont été exposés à 6 doses d’UVB sur deux parties de leur corps, leur dos et leur postérieur. On a donné aux volontaires une injection pour minimiser l’afflux de sang qui apparaît naturellement 24 heures après l’exposition de la peau aux rayons du soleil.

Les chercheurs déclarent que cette rougeur est souvent confondue avec le début du bronzage, mais en fait c’est un signal que la peau a été endommagée.

Après sept jours, la peau des volontaires a été analysée pour trouver quelle couleur restait après que les rougeurs aient disparu. Cette couleur, identifiée comme étant le bronzage, vient de la production de mélanine par la peau, un système de défense qui empêche que la peau n’absorbe trop de radiations UVB nocives.

Jonathan Rees, Professeur de Dermatologie à l’Université d’Edimbourg, qui a conduit l’étude déclare : "une des véritables énigmes à propos des mélanomes est pourquoi le nombre de tumeurs diffère tant selon les régions du corps. Nos travaux montrent qu’en un sens nous sommes tous composés de différents éléments de peau, qui répondent différemment aux rayons du soleil, et qui tous pourraient permettre différents degrés de protection contre les effets nuisibles du soleil."


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