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Le sport est-il aussi bénéfique le week-end que tous les jours ?

vendredi 28 juin 2013

Il fut un temps où les recommandations en termes d’activité physique disaient de faire au moins 30 minutes d’exercice modéré ou vigoureux cinq fois par semaine, pour un total de 150 minutes par semaine. Il y a quelques années, ce conseil a été modifié : désormais l’objectif est simplement de faire 150 minutes par semaine, quelque-soit la répartition de ce temps d’activité physique dans la semaine.

Mais cela ne fait-il aucune différence que vous fassiez de l’exercice tous les jours ou que ce temps soit regroupé le week-end ? Il n’y a pas beaucoup d’éléments de preuve scientifique en faveur de l’une ou l’autre option (raison pour laquelle les recommandations ont été modifiées, étant donné qu’il n’y avait pas assez de preuve pour insister sur l’exercice physique quotidien).

Une étude de chercheurs de l’Université Queen’s de Kingston, publiée dans le journal Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism [1], a analysé les données Canadiennes provenant de 2324 adultes pour obtenir quelques réponses. Chaque participant a porté un accéléromètre pendant une période de sept jours pour avoir un état objectif de la situation sur leurs modes d’activité physique, ce qui leur permettait d’être groupés soit comme inactifs (moins de la moitié de la quantité recommandée d’exercice physique modéré à vigoureux), soit un peu actif (entre 50 et 100% des recommandations), soit enfin actif.

Le groupe actif a alors été sous-divisé en ceux qui faisaient de 1 à 4 fois de l’exercice par semaine (peu fréquemment) et ceux qui en faisaient 5 fois ou plus par semaine (fréquemment). La présence de syndrome métabolique (une association de relevés sur la tension artérielle, le cholestérol, le sucre dans le sang et la circonférence de la taille) a été évaluée par un médecin.

Les résultats ont montré que le groupe actif était en meilleure santé que le groupe inactif, qui était 4,43 fois plus susceptible d’avoir un syndrome métabolique. Le groupe actif "peu fréquemment" était 1,73 fois plus susceptible d’avoir un syndrome métabolique que le groupe actif fréquent, mais cela venait de ce que le groupe actif faisait globalement plus d’exercice physique. Quand les résultats ont été ajustés pour prendre en compte les différences de la quantité totale d’exercice, il n’y avait pas de différence significative entre ceux qui faisaient de l’exercice moins de quatre fois ou plus de cinq fois par semaine.

C’est donc plutôt une bonne nouvelle : il semble qu’il y ait une certaine souplesse dans la façon dont on peut organiser son temps d’exercice physique. Cela dit, il ne faut pas généraliser outre mesure ces résultats, car faire du sport quatre fois par semaine c’est déjà relativement fréquemment. Est-ce que la même chose serait vraie si l’on faisait simplement 2 heures et demies de course à pieds ou de vélo une fois par semaine ?

Est-ce que cela serait équivalent à cinq courses de 30 minutes à pieds ou à vélo à une intensité égale ? Ce n’est pas si évident que cela. Pour une chose notamment : il est beaucoup plus difficile de maintenir la même intensité pour une séance de 2 heures 30 minutes que pour une séance de 30 minutes. Le meilleur choix est certainement de se situer au milieu : ne pas se contenter de micro séances de 15 minutes, mais ne pas s’épuiser non-plus avec des séances de 3 heures.

Références :

[1] Is the frequency of weekly moderate-to-vigorous physical activity associated with the metabolic syndrome in Canadian adults ? Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism.


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