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Les Olympiens vivent plus vieux que la population

dimanche 16 décembre 2012

Mais les cyclistes n’ont pas d’avantage en termes de longévité sur les golfeurs. Cependant, tout le monde pourrait profiter de l’avantage de longévité des athlètes de haut niveau en respectant les recommandations d’activité physique.

Les médaillés des Jeux Olympiques vivent plus vieux que la population générale, quelque soit le pays d’origine, le type de médaille remporté ou le sport pratiqué, d’après une étude publiée dans le BMJ [1].

Une seconde étude qui a comparé les athlètes qui s’entrainaient à différentes intensités physiques, a découvert que ceux qui pratiquaient des sports à intensité forte ou modérée n’en tiraient pas de bénéfices sur les athlètes qui faisaient des sports de faible intensité. Mais les données ont montré que ceux qui s’étaient lancés dans des disciplines ayant des niveaux importants de contacts physiques, comme la boxe, le rugby et le hockey sur glace, avaient un risque plus élevé de décès plus tard dans leur vie.

La bonne nouvelle, c’est que tout le monde peut profiter de cet "avantage de longévité" des athlètes de haut niveau, en respectant simplement les recommandations pour ce qui est de l’activité physique.

Dans la première étude, les chercheurs ont comparé l’espérance de vie chez 15174 athlètes olympiques qui avaient gagné des médailles entre 1896 et 2010 avec celle de la population générale, classée par pays, sexe et âge.

Tous les médaillés ont vécu une moyenne de 2,8 années de plus, avantage de longévité significatif sur la population globale dans huit des neuf groupes de pays étudiés. Les médaillés d’or, d’argent et de bronze avaient grosso-modo le même bénéfice de longévité, de même qu’entre les médaillés des sports d’endurance et de sports mixtes. Les médaillés des sports de puissance avaient un avantage plus petit mais significatif sur la population.

Les auteurs déclarent que bien que leur étude n’avait pas été réalisée dans le but de déterminer pourquoi les athlètes olympiques vivaient plus vieux, "une explication possible pourrait inclure des facteurs génétiques, d’activité physique, de style de vie et la richesse et le statut provenant de leur gloire sportive internationale".

Dans la seconde étude, les chercheurs ont mesuré l’effet de l’exercice de haute intensité sur la mortalité plus tard dans la vie des anciens athlètes Olympiques.

Ils ont suivi 9889 athlètes dont l’âge de décès était connu, qui ont pris part au moins une fois aux Jeux Olympiques entre 1896 et 1936. Ils représentaient ensemble 43 disciplines qui exigeaient différents niveaux d’intensité d’exercice et de contact physique.

Après avoir procédé à des ajustements du sexe, de l’année de naissance et de nationalité, ils ont trouvé que les athlètes des sports avec une forte intensité cardiovasculaire (comme le cyclisme et l’aviron), ou une intensité modérée (comme la gymnastique et le tennis) avaient des taux de mortalité identiques comparés aux athlètes des sports à intensité cardiovasculaire faible, comme le golf et le cricket.

Cependant, les chercheurs ont trouvé une augmentation de 11% du risque de mortalité parmi les athlètes provenant de disciplines avec un risque élevé de collision corporelle et avec des niveaux importants de contacts physiques, comme la boxe, le rugby et le hockey sur glace, comparés aux autres athlètes. Ils suggèrent que cela reflète l’impact des coups et des blessures répétés avec le temps.

Deux experts de santé publique font remarquer dans un éditorial, que les gens qui font au moins 150 minutes de sport d’intensité modérée ou vigoureuse par semaine avaient aussi un avantage de longévité comparés à la population inactive globale. Les estimations vont de une à plusieurs années.

Mais ils ajoutent que comparés aux succès rapportés par le contrôle du tabagisme, "notre incapacité à améliorer l’activité physique est un échec de santé publique, et n’est pas assez prise au sérieux par de nombreux gouvernants ni par la profession médicale".

"Bien que les preuves montrent un petit effet en termes de longévité dans le fait d’avoir été Olympien, on peut dire que des bénéfices identiques pour la santé et la longévité peuvent être réalisés par nous tous via une activité physique régulière. Nous pourrions et devrions tous nous accorder nous-mêmes cette médaille d’or" concluent-ils.

Références :

[1] Mortality in former Olympic athletes : retrospective cohort analysis. British Medical Journal, 2012 ;345:e7456.


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