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Les différents régimes affichent très peu de différences d’efficacité

dimanche 11 mars 2018

Que vous choisissiez un régime faible en glucides, faible en graisse ou un autre type de régime, la recherche scientifique montre que chacun d’entre eux peut aider certaines personnes à perdre un peu de poids sur le long terme avec des améliorations potentielles concernant la santé [1].

Les auteurs de cette étude ont trouvé que le régime Méditerranéen et le régime DASH [2] affichaient des bénéfices pour ce qui est d’améliorer les maladies cardiovasculaires, et les versions avec une réduction des calories pourraient être bénéfiques pour maigrir.

Étant donné le nombre important de régimes, de médicaments et de procédures chirurgicales existants pour traiter l’obésité, la meilleure approche pour chaque individu dépend de sa génétique, de sa santé et de la façon dont il ou elle peut respecter un régime en particulier, expliquent les auteurs de l’étude. De nouveau, le fait de conserver le bénéfice de sa perte de poids sur le long terme reste quelque chose de difficile à réaliser, et les individus souffrant d’obésité doivent s’attendre à reprendre du poids quand ils arrêtent leur régime ou traitement.

"Les stigmates qui gravitent autour de cette maladie font qu’il est difficile de la traiter comme un problème de santé publique," explique le Dr George Bray. "Il y a souvent une disparité entre les objectifs esthétiques des patients et ce qui peut être réalisé de façon réaliste via un régime et l’exercice physique. Alors que 5 % à 10 % de perte de poids peut apporter des bénéfices significatifs à la santé, ils peuvent ne pas apporter les changements cosmétiques que recherchent les patients."

L’obésité reste un problème de santé publique mondial. Plus de 1,9 milliard d’individus dans le monde remplissent les critères pour être déclarés obèses ou en surcharge pondérale selon l’OMS.

L’obésité contribue à un raccourcissement de l’espérance de vie et est associée au diabète de type 2, aux maladies cardiovasculaires, à certains cancers, aux maladies rénales, à l’apnée du sommeil, à l’arthrose et à d’autres problèmes de santé. La perte de poids peut diminuer le risque de développer ces troubles et maladies et améliorer la santé.

Les auteurs de cette étude ont examiné les dernières preuves scientifiques concernant toute une variété de régimes, de régimes commerciaux comme Weight Watchers, l’exercice physique, les médicaments contre l’obésité et certaines opérations chirurgicales bariatriques. À partir d’une analyse de plus de 400 études et d’articles sur l’obésité qui ont été évalués par des pairs scientifiques, les experts ont trouvé que toutes les interventions pour perdre du poids étaient très variables en ce qui concerne leur efficacité.

"Les approches individuelles pour maigrir fonctionnent bien pour certaines personnes mais pas pour d’autres," expliquent les scientifiques. "Actuellement, nous avons des informations génétiques ou autres assez limitées pour prédire quelle intervention va fonctionner pour un individu donné. Cela démontre toute la complexité du problème de l’obésité."

Les approches chirurgicales tendent à conduire à des pertes de poids plus importantes et qui durent plus longtemps que les autres traitements, disent les auteurs.

De nombreux consommateurs se tournent vers les compléments alimentaires, qui ne sont pas évalués par les autorités médicales. Il y a très peu de preuves scientifiques qui montrent que ces suppléments peuvent efficacement aider à maigrir ou même qu’ils sont sans dangers pour certains d’entre eux. Les autorités médicales devraient évaluer et contrôler ces compléments alimentaires qui ne servent pas à grand-chose, ce qui ne pourra être que bénéfique au consommateur.

Les études récentes ont examiné si certains individus, avec un indice de masse corporelle (IMC) qui se situe dans les tranches associées à l’obésité, pouvaient avoir une tension artérielle, des niveaux de cholestérol, de sucre dans le sang et des niveaux de graisse dans le sang (triglycérides) corrects. Les auteurs de la recherche ont conclu que l’obésité métaboliquement saine est un état à court terme, et les individus qui remplissent ces critères sont susceptibles de développer des problèmes métaboliques et cardiovasculaires avec le temps.

"Traiter l’obésité de façon efficace est crucial car nous allons devoir nous occuper de l’impact dévastateur que le diabète et les maladies cardiovasculaires ont sur la santé publique," disent les chercheurs. "Nous voyons des recherches prometteuses concernant les médicaments contre le diabète qui sont associées à la perte de poids, l’utilisation des peptides pour augmenter la perte de poids, et des techniques améliorées pour réguler la façon dont la nourriture est assimilée à travers le système digestif et absorbée par le corps. En même temps que notre compréhension de l’obésité continue de s’améliorer, nous espérons que cela va conduire à la découverte de nouvelles approches de traitements."

Références :

[1] George A Bray, William E Heisel, Ashkan Afshin, Michael D Jensen, William H Dietz, Michael Long, Robert F Kushner, Stephen R Daniels, Thomas A Wadden, Adam G Tsai, Frank B Hu, John M Jakicic, Donna H Ryan, Bruce M Wolfe, Thomas H Inge. The Science of Obesity Management : An Endocrine Society Scientific Statement. Endocrine Reviews, 2018.

[2] DASH Eating Plan


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