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Les femmes avec des colocataires en surpoids grossissent moins

mercredi 29 septembre 2010

Une étude de l’Université du Michigan a trouvé que les étudiantes féminines avec des compagnons de chambre qui pèsent plus que la moyenne prenaient moins de poids durant leurs années d’études que les femmes qui cohabitaient avec des femmes minces : 250 grammes contre 1,75 kg.

"Cette découverte semble contre-intuitive, mais il y a de bonnes explications à ce résultat" dit Kandice Kapinos, chercheuse en Sciences Sociales à l’Université.

Selon elle, les colocataires en surpoids sont plus susceptibles que les femmes de poids moyen d’être au régime. Elles font aussi de l’exercice plus souvent, et sont plus susceptibles d’utiliser des compléments alimentaires pour perdre du poids, de s’inscrire au restaurant universitaire afin de limiter leur accès à la nourriture.

"Ce n’est pas réellement le poids des collègues de chambre qui est important, mais le comportement de votre collègue" dit Kapinos. "Ces comportements sont ce qui peut réellement être ’contagieux’." L’étude en question a eu recours à des échantillons de cohabitation au hasard, sur des campus aux Etats-Unis, pour évaluer la prise de poids moyenne des étudiantes.

"D’autres études passées avaient suggéré que le fait d’avoir un époux, un ami ou un parent obèse augmentait la probabilité de devenir obèse" dit Kapinos. "Mais ces associations ne sont manifestement pas aléatoires. Les gens sélectionnent leurs amis et époux(ses), et ils choisissent souvent quelqu’un qui leur ressemble. Et même si nous ne choisissons pas notre famille, nous partageons avec eux un héritage génétique et un environnement proche qui pourrait influencer notre poids adulte."

Pour cette étude les chercheurs ont évalué 144 femmes étudiantes assignées au hasard et qui partageaient une chambre pendant leurs années d’étude. Au début de l’automne, les chercheurs ont obtenu le poids et la taille des jeunes femmes, et leur ont demandé quels étaient leurs comportements pour gérer leur poids. Ce qui a permis d’inclure des informations sur leurs tentatives pour perdre du poids dans l’année, le temps moyen passé à la salle de gym par semaine et le sport extérieur, et si elles étaient inscrites aux restaurants universitaires.

Une autre étude dirigée par la même équipe, avait aussi trouvé que les étudiants assignés à des résidences ayant des salles à manger sur site, avaient pris plus de poids que ceux qui devaient se risquaient à l’extérieur de leurs chambres universitaires pour manger.


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