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Les mangeurs de poisson réduisent leurs risques cardiaques malgré le mercure

mardi 25 septembre 2012

Mangez du poisson mais évitez le poisson le plus pollué. C’est la conclusion d’un groupe de chercheurs de l’Université d’Umeå en Suède qui a soupesé les risques d’un contenu en mercure contre les avantages des acides gras bons à la santé.

Le poisson est un aliment bon pour la santé, et plusieurs études avaient montré que les personnes qui mangent du poisson ont un risque plus faible de contracter des maladies cardiovasculaires que ceux qui en mangent très peu ou pas du tout. Mais dans le même temps, certains poissons contiennent des polluants environnementaux qui peuvent être nocifs à la santé.

L’un de ces polluants, suspecté d’augmenter le risque de maladie cardiovasculaire, est le méthyle de mercure, que l’on trouve à différents degrés dans différentes espèces de poissons. Si les personnes mangent du poisson avec beaucoup de ces polluants, cela peut conduire à une augmentation du risque de maladie, mais en même temps, si les gens sont trop prudents et ne mangent pas assez de poisson, le risque de maladie augmente aussi.

Afin de mieux comprendre ce qui peut être le mieux, des chercheurs de l’Université d’Umeå, en collaboration avec des chercheurs Finlandais et d’ailleurs, ont examiné comment le risque de crise cardiaque (infarctus du myocarde) dépendait de la quantité d’oméga-3 et de mercure venant du poisson que les gens ont dans le corps. Leur contenu a été mesuré par des prélèvements d’échantillons de sang et de cheveux provenant d’individus qui avaient déjà participé à des études sur la santé. Ceux qui avaient vécu une crise cardiaque après avoir fait un contrôle de leur santé ont été comparés à ceux qui n’en avaient pas fait.

Les résultats publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition [1] ont révélé que le mercure était associé à une augmentation du risque d’avoir une crise cardiaque, mais que les oméga-3 diminuaient ce risque. Le risque accru du mercure n’était remarquable qu’à des niveaux élevés de ce polluant environnemental dans le corps, et si le niveau des acides gras protecteurs oméga-3 était simultanément faible.

En d’autres termes, ce qui est important c’est l’équilibre entre les substances bonnes à la santé dans le poisson et celles qui sont dangereuses. Le polluant environnemental de cette étude était le mercure. Pour des polluants biologiques comme le PCB ou la dioxine, le problème complexe est identique, mais aucune étude de ce type n’a encore été réalisée.

La conclusion est simple : mangez du poisson mais évitez le poisson qui a le plus de polluants. Il est recommandé de manger du poisson 2 à 3 fois par semaine, mais la consommation de poisson prédateur (le brochet, la perche) qui contiennent de grandes quantités de mercure, devrait être limitée. Ce qui est confirmé par cette étude.

Références :

[1] M Wennberg, U Strömberg, IA Bergdahl, JH Jansson, J Kauhanen, M Norberg, JT Salonen, S Skerfving, TP Tuomainen, B Vessby, JK Virtanen : Myocardial infarction in relation to mercury and fatty acids from fish : a risk-benefit analysis based on pooled Finnish and Swedish data in men. American Journal of Clinical Nutrition (AJCN), 2012. doi : 10.3945/ajcn.111.033795.


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