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Les piments pourraient augmenter la dépense énergétique pour perdre du poids

vendredi 7 mai 2010

Imaginez votre plaisir en vous régalant de votre plat mexicain favori, peut-être un plat de chili con carne ou de fajitas bien épicé. Que se passe-t-il lorsque vous avalez un peu plus de piments que vous ne pouvez en supporter ? Vous commencez à transpirer…

En effet, des scientifiques de l’alimentation peuvent vous expliquer que les piments contiennent une substance appelée la capsaïcine, qui non seulement ajoute cette sensation épicée à nos aliments, mais peut aussi augmenter la chaleur de notre corps. Ils ont fait l’hypothèse que ces plantes ont évolué en contenant de la capsaïcine parce que cela les protégeait des insectes, ou d’autres prédateurs ennuyeux, qui voulaient les manger. Au contraire, les cuisines à travers le monde comptent bien sur les piments contenant la capsaïcine pour ajouter du piquant et de la vigueur à de nombreux plats traditionnels, et les fans de piments choisissent souvent leur repas pour volontairement accroitre leur chaleur corporelle.

Mais les scientifiques ont appris qu’il y avait plus que le gout quand il s’agissait des piments. En fait, il y a de plus en plus d’éléments de preuve montrant que la capacité des piments à générer de la chaleur pourrait donner un coup de pouce dans notre quête pour perdre quelques centimètres de tour de taille. Et heureusement pour ceux d’entre nous qui n’apprécient pas la "chaleur" des piments, il existe des plantes qui ont une version non épicée de la capsaïcine appelée dihydrocapsiate (DCT), et qui pourrait avoir les même avantages des piments sans en avoir le piquant.

Dans une étude conçue pour tester le potentiel de perte de poids de ce cousin non épicé du DCT, des chercheurs du Centre de Nutrition Humaine de l’UCLA ont documenté sa capacité à augmenter la production de chaleur chez des sujets humains qui consommaient un régime amaigrissant [1]. Sous la direction de David Heber, professeur de médecine, ils ont recruté 34 hommes et femmes qui devaient consommer un repas liquide hypocalorique de remplacement pendant 28 jours.

Les chercheurs ont alors réparti les sujets en groupe qui prenait soit un placebo, soit des suppléments contenant l’analogue non pimenté du dihydrocapsiate. Deux dosages de DCT étaient testés. Au début et à la fin de l’étude, le poids de corps et la graisse corporelle étaient évalués, et les chercheurs ont déterminé la dépense énergétique (production de chaleur) de chaque sujet après qu’il ou elle ait consommé une part du repas test.

Heber et son équipe ont présenté des données convaincantes selon lesquelles, au moins pendant plusieurs heures après que le repas test ait été consommé, la dépense énergétique était significativement augmentée dans le groupe ayant consommé la plus grande quantité de DCT.

En fait, c’était pratiquement le double que celui du groupe placebo. Ceci suggère que manger la substance dérivée des piments rouges qui n’est pas épicée peut avoir le même bénéfice potentiel que les piments épicés, au moins en partie, en augmentant la production de chaleur induite par la nourriture. Ils ont aussi été en mesure de montrer que la DCT augmentait significativement l’oxydation des graisses, poussant le corps à utiliser davantage de graisses comme carburant. Ceci pourrait aider les gens à perdre du poids quand ils consomment un régime déjà hypocalorique en augmentant leur métabolisme.

A noter cependant une limitation dans cette étude, les chercheurs n’ont fait que tester les effets du dihydrocapsiate sur la réponse thermique d’un simple repas. Heber et ses collègues font aussi remarquer qu’il pourrait y avoir un effet différent chez les sujets maigres et les sujets obèses. Mais il peut être mis à leur crédit que c’est la première étude ayant examiné les bénéfices potentiels du dihydrocapsiate pour la santé, consommé avec un régime hypocalorique.

Références :

[1] Effects of dihydrocapsiate on diet-induced thermogenesis following 4 weeks of very low calorie dieting. T.Y. Amy Lee, Alona Zerlin, Gail Thames, Zhaoping Li, David Heber. FASEB J. 2010 24:343.7


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