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Mieux vaut un sprint qu’un marathon

mercredi 6 avril 2011

L’exercice bref mais intense est meilleur que l’endurance pour lutter contre les maladies cardiovasculaires.

Le sport est important pour prévenir les maladies cardiovasculaires, tout spécialement chez les enfants et les adolescents, mais tous les exercices sont-ils également bénéfiques ? Une étude, publiée dans l’American Journal of Human Biology [1], révèle que des exercices de forte intensité sont plus bénéfiques qu’un entrainement d’endurance traditionnel.

"Les maladies cardiovasculaires sont une cause majeure de mortalité dans le monde, et ses facteurs de risque trouvent leurs origines dans l’adolescence" explique Duncan Buchan, l’auteur de l’étude de l’Université de Scotland. "Notre recherche examine les effets de l’exercice bref et intense comparés aux exercices traditionnels d’endurance sur des marqueurs de maladies cardiovasculaires chez les jeunes."

L’équipe de Buchan a recruté un groupe de volontaires, 47 garçons et 10 filles, et les a divisé au hasard dans un groupe faisant du sport modéré et un de forte intensité.

Les deux groupes ont réalisé trois séances de sport par semaine sur 7 semaines. L’entrainement du groupe de forte intensité consistait en des séries de sprints de 20 mètres sur 30 secondes. Au contraire, le groupe d’intensité modérée courrait régulièrement pendant des périodes de 20 minutes.

A la fin de l’étude, le groupe d’intensité modérée avait réalisé 420 minutes de sport, tandis que le groupe de forte intensité s’était entrainé pendant 63 minutes cumulées. Les dépenses d’énergie estimées pour le groupe d’intensité élevée étaient de 907,2 Kcal en comparaison l’autre groupe avait dépensé 4410 Kcal.

Les résultats ont révélé que les deux groupes avaient amélioré leurs facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Cependant, le temps de sport total sur les sept semaines était six fois plus important pour le groupe d’intensité modérée comparé au groupe d’intensité élevé. Ainsi, des améliorations significatives des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires dans le groupe de forte intensité sont apparues avec seulement 15% de temps d’exercice total.

Ces résultats démontrent que de l’exercice bref mais intense est un moyen efficace en temps pour améliorer les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires chez les adolescents. Bien que limités à des échantillons relativement petits, ces résultats démontrent des améliorations significatives de la forme cardiorespiratoire, de la tension, de la composition du corps et de la résistance à l’insuline chez les adolescents après 7 semaines de sport de différentes intensités.

Buchan de conclure : "c’est la première étude à démontrer les effets d’un nouveau programme d’entrainement sur les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Il faudra mettre en place des interventions plus larges et plus longues afin que l’impact à long terme et les effets des programmes d’entrainement sportifs intermittents sur des profils métaboliques défavorables puissent être mieux étudiés."

Références :

[1] The effects of time and intensity of exercise on novel and established markers of CVD in adolescent youth. American Journal of Human Biology, Vol 23, Iss 2, 2011.


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