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Moins c’est mieux en matière d’échauffement

samedi 28 mai 2011

Une recherche de l’Université de Calgary suggère que de longs échauffements peuvent saboter une course et réduire la performance. Le chercheur Elias Tomaras, auteur de l’étude, déclare que l’idée lui est venue pendant qu’il regardait des sprinters sur piste et sur route qui s’échauffaient avant de courir. "Si vous regardez des sprinters, des cyclistes ou des patineurs sur courte distance avant leur course, ils s’échaufferont souvent pendant une à deux heures, avec de brèves sessions d’exercice de forte intensité. D’un point de vue de la physiologie de l’exercice, il semble que ce soit un peu épuisant."

De nombreux entraineurs et physiologistes croient qu’un échauffement plus long apporte une augmentation de la température dans les muscles, une accélération de l’apport de la consommation d’oxygène cinétique, une augmentation du métabolisme anaérobique et un processus appelé la potentialisation de la postactivation des muscles. Cependant, très peu d’études ont étudié si les échauffements avaient un effet négatif sur la performance.

Il s’avère que l’échauffement est l’un des sujets les plus discutés dans les sports de haute performance. Différents entraineurs ont différentes théories, et peu de recherches ont été faites pour identifier l’échauffement optimal. L’étude de Tomara, publiée dans le Journal of Applied Physiology [1] suggère que les athlètes pourraient vouloir diminuer l’intensité de l’échauffement et en réduire la durée.

"Notre étude a comparé un échauffement standard, avec un entrainement expérimental créé pour l’occasion" explique Tomaras. "Nous avons interrogé un certain nombre d’entraineurs et d’athlètes pour définir ce qu’est un échauffement traditionnel."

L’expérience a impliqué des cyclistes de vitesse de haut niveau, qui réalisaient un échauffement traditionnel durant environ 50 minutes en augmentant graduellement l’intensité, allant de 60 à 95% du taux de pulsations cardiaques maximal, avant de terminer par plusieurs sprints tous azimuts. L’échauffement expérimental, quant à lui, était plus court de 15 minutes, et réalisé à une intensité plus faible, se terminant par un seul sprint. Les chercheurs ont dirigé un certain nombre de tests après chaque échauffement pour mesurer précisément la puissance de l’athlète et sa fatigue.

"Ce que nous avons découvert était qu’un échauffement plus court résultait en une fatigue musculaire significativement moindre, et un pic de puissance qui était 6,2% plus élevé. Ceci représente une amélioration substantielle pour un athlète de haut niveau" dit Tomaras. "Sur la base de cette étude, je voudrais suggérer que les athlètes de vitesse commencent à repenser leur échauffement, en adoptant une durée plus courte et moins épuisante pour une meilleure performance."


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