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Musculation ou endurance pour maigrir ?

mercredi 29 avril 2015

Les experts médicaux recommandent un programme associant un régime et de l’exercice physique pour lutter contre l’obésité. Mais quand il s’agit de déterminer le type d’exercice le plus efficace pour perdre du poids – de la musculation, un sport d’endurance ou une combinaison des deux – les opinions diffèrent beaucoup sur le type de programme le plus efficace. Or une étude clinique récente [1], par une équipe de chercheurs Espagnols, montre que le type d’exercice pourrait bien être moins important que ce qu’on pensait jusqu’à maintenant.

Des chercheurs de l’Université Technique de Madrid et de l’Hôpital Universitaire La Paz ont mesuré quel type d’exercice – entrainement d’endurance, de musculation, de musculation plus endurance ou simplement un suivi des recommandations officielles – associé à un régime faisait une différence marquée sur le poids et la composition du corps. L’équipe de recherche a suivi 96 sujets obèses (48 hommes et 48 femmes) âgés de 18 à 50 ans, pendant une durée de 22 semaines. Tous les participants suivaient un régime alimentaire identique réduit en calories. L’alimentation était mesurée pour fournir à chacun 30 % de calories de moins que ce qu’ils ou elles dépensaient chaque jour.

En plus du régime alimentaire, les participants ont été répartis au hasard pour suivre l’un des trois programmes différents d’exercices physiques, ou bien pour suivre les recommandations de l’American College of Sports Medicine concernant l’activité physique hebdomadaire à faire. Les sujets assignés dans les groupes d’entrainement sportif réalisaient soit des exercices d’endurance seuls (course à pieds, machine elliptique ou vélo), des exercices de musculation uniquement (presse à épaule, squats, développé couché, dorsaux, biceps, presse à cuisses, triceps, etc.), ou une combinaison de musculation et d’exercices d’endurance (vélo, tapis de course ou elliptique plus squats, rameur, presse à cuisses et fentes, etc.).

Tous les sujets ont réalisé leurs programmes d’exercices trois fois par semaine pendant une durée identique et à la même intensité (51 minutes à 50 % d’intensité pendant les semaines 2 à 5 ; 50 minutes à 60 % d’intensité les semaines 6 à 14 ; 60 minutes à 60 % d’intensité les semaines 15 à 22).

Les participants qui suivaient les recommandations d’activité physique devaient faire 30 à 60 minutes d’exercice la plupart des jours de la semaine, sinon tous, pour un total de 200-300 minutes d’activité physique d’intensité modérée. Ils étaient aussi encouragés à marcher plutôt que de prendre la voiture, à prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur et à suivre d’autres recommandations dans la vie de tous les jours afin d’augmenter leur activité physique quotidienne.

Étonnamment, les résultats pour les participants – qui comprennent des réductions importantes de leur poids de corps, de l’indice de masse corporelle, du tour de la taille, de la masse grasse totale et une augmentation significative de la masse maigre – étaient positifs à tous les niveaux malgré les différences dans les types d’exercices réalisés.

"La présente étude montre que quand on respecte un régime alimentaire hypocalorique, les différents programmes d’exercice physique (endurance, musculation ou une combinaison des deux) ou qu’on respecte les recommandations officielles d’activité physique, tous sont aussi efficaces pour ce qui est d’améliorer le poids du corps et les variables de la composition corporelle pour gérer l’obésité." Les chercheurs précisent l’importance d’ajouter de l’exercice d’un point de vue de la santé. "Une calorie brûlée en faisant de l’exercice n’est pas pareil qu’une calorie non ingérée," disent-ils.

Références :

[1] Pedro J. Benito, Laura M. Bermejo, Ana B. Peinado, Bricia López-Plaza, Rocío Cupeiro, Barbara Szendrei, Francisco J. Calderón, Eliane A. Castro, Carmen Gómez-Candela. Change in weight and body composition in obese subjects following a hypocaloric diet plus different training programs or physical activity recommendations. Journal of Applied Physiology, 2015 ; 118 (8) : 1006.


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