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Plus de muscles réduit le risque de prédiabète

samedi 30 juillet 2011

Une étude montre que le fait de fabriquer du muscle peut diminuer le risque de résistance à l’insuline d’une personne.

Une étude, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM) [1] a découvert que plus un individu a une masse musculaire totale importante, moins il a de risque de souffrir de résistance à l’insuline qui est le principal précurseur du diabète de type 2.

Avec une obésité qui augmente dramatiquement dans le monde, la prévalence du diabète, source majeure de morbidité cardiovasculaire, est attendue en augmentation. La résistance à l’insuline, qui peut augmenter les niveaux de glucose dans le sang au-delà des niveaux normaux, est un facteur majeur qui contribue au développement du diabète.

Des études passées ont montré qu’une très faible masse musculaire était un facteur de risque pour la résistance à l’insuline, mais jusqu’à maintenant, aucune étude n’avait examiné si le fait d’augmenter la masse musculaire dans la moyenne et au-delà des niveaux moyens, indépendamment des niveaux d’obésité, conduirait à améliorer la régulation du glucose sanguin.

"Nos résultats représentent une déviation de l’objectif habituel des cliniciens et de leurs patients de seulement perdre du poids pour améliorer la santé métabolique" explique l’auteur de l’étude, le Dr Preethi Srikanthan de l’Université de Californie. "Au lieu de cela, cette recherche suggère qu’il y a un rôle dans le fait de rester en forme et de fabriquer du muscle. C’est un message encourageant pour de nombreux patients en surpoids qui ont des difficultés à perdre du poids, car tous leurs efforts pour se remuer et rester en forme devraient être perçus comme louables et contribueront à modifier leur métabolisme."

Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l’association de la masse musculaire squelettique avec la résistance à l’insuline et les troubles du métabolisme du glucose sanguin dans un échantillon représentatif de 13644 individus. Les participants avaient tous plus de 20 ans, n’étaient pas enceintes et pesaient plus de 35 kg. L’étude a démontré qu’une masse musculaire plus importante (relativement à la taille du corps) est associée à une meilleure sensibilité à l’insuline et à un risque plus faible de prédiabète ou de diabète.

"Notre recherche montre qu’au-delà des changements enregistrés dans la circonférence du tour de taille ou de l’IMC, nous devrions aussi enregistrer la masse musculaire" conclut Srikanthan. "Il faudrait plus de recherches pour déterminer la nature et la durée des interventions sportives nécessaires pour améliorer la sensibilité à l’insuline et le métabolisme du glucose chez les individus à risques."

Mais peut-être que cette corrélation entre la masse musculaire d’un individu et sa capacité à gérer le glucose dans le sang s’explique surtout par le fait que l’individu qui fait plus de sport, ou d’activité physique, est susceptible d’avoir plus de masse musculaire que le sédentaire. Ainsi, la masse musculaire ne serait pas une fin en soi, mais seulement un des attributs de l’activité physique et sportive.

Références :

[1] Relative muscle mass is inversely associated with insulin resistance and pre-diabetes. Findings from The Third National Health and Nutrition Examination Survey. JCEM, Sept. 2011.


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