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Plus on est assis, plus les risques de décès sont élevés

vendredi 23 juillet 2010

Une étude de chercheurs de l’American Cancer Society, publiée dans l’American Journal of Epidemiology [1] a découvert que ce n’est pas l’activité physique que vous faites, mais combien de temps vous passez assis qui peut affecter vos risques de décès. Des chercheurs déclarent que le temps passé assis était indépendamment associé à la mortalité totale, sans tenir compte du niveau d’activité physique. Ils concluent que les messages de santé publique devraient promouvoir à la fois le fait d’être physiquement actif, mais aussi de réduire le temps passé assis sur son séant.

L’augmentation des niveaux d’obésité prédisent de funestes conséquences pour la santé publique dans le futur. Une épidémie d’obésité et de surpoids grandissante a été en partie attribuée à une activité physique généralement en baisse.

Et tandis que plusieurs études confirment le lien entre le temps passé assis et l’obésité, les diabètes de type 2, les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, et les modes d’alimentation mauvais à la santé chez les enfants et les adultes, très peu d’études avaient examiné le temps passé assis en relation avec la mortalité totale. Ainsi, les directives de santé publique se sont largement concentrées sur l’augmentation de l’activité physique avec peu, ou pas du tout, de références sur la réduction du temps assis sur son derrière.

Pour explorer l’association entre le temps passé assis et la mortalité, les chercheurs ont analysé les réponses d’enquêtes de 123 216 individus (53 440 hommes et 69 776 femmes) qui n’avaient pas de passé de cancer, ni de crise cardiaque, ni d’attaque, ni d’emphysème et autre maladie pulmonaire, et qui ont été enrôlés dans l’étude de 1992 American Cancer Society’s Cancer Prevention II. Ils ont examiné la quantité de temps passé assis et l’activité physique en relation avec la mortalité entre 1993 et 2006.

Ils ont trouvé que plus de temps libre en position assise était associé à des risques plus élevés de mortalité, tout particulièrement chez les femmes. Les femmes qui ont rapporté plus de six heures par jour de position assise étaient 37% plus susceptibles de décéder durant la période de temps étudiée que celles qui restaient assises moins de 3 heures par jour.

Les hommes qui restaient assis plus de 6 heures par jour étaient 18% plus susceptibles de décéder que ceux qui demeuraient assis moins de 3 heures par jour. L’association reste virtuellement inchangée après avoir ajusté les niveaux d’activité physique. Les associations étaient plus fortes pour la mortalité par maladie cardiovasculaire que par cancer.

Quand elle est combinée à un manque d’activité physique, l’association était même plus forte. Les femmes et les hommes qui restaient le plus assis et qui étaient les moins actifs physiquement étaient respectivement 94% et 48% plus susceptibles de décéder, comparés à ceux qui rapportaient s’asseoir le moins et être les plus actifs.

"Plusieurs facteurs pourraient expliquer l’association positive entre le temps passé assis et des taux de décès toutes causes plus importants" dit le Dr. Patel. "Un temps prolongé assis, indépendamment de l’activité physique, a montré avoir des conséquences métaboliques importantes, et pourrait influencer des choses comme les triglycérides, les lipoprotéines de haute densité (HDL), le choléstérol, le glucose plasmatique, la tension sanguine au repos et la leptine, qui sont des biomarqueurs de l’obésité et des maladies cardiovasculaires et autres maladies chroniques."

Les auteurs concluent que "les messages de santé publique et les directives pourraient être précisées pour comprendre des recommandations afin de réduire le temps passé assis, en plus de promouvoir l’activité physique. C’est parce qu’une fraction non négligeable de la population passe beaucoup de son temps assis, qu’il est bénéfique d’encourager les individus sédentaires à rester debout et à marcher, ainsi qu’à atteindre des niveaux optimaux d’activité physique."

Références :

[1] Leisure Time Spent Sitting in Relation to Total Mortality in a Prospective Cohort of US Adults. Alpa V. Patel, Leslie Bernstein, Anusila Deka, Heather Spencer Feigelson, Peter T. Campbell, 5 Susan M. Gapstur, Graham A. Colditz, and Michael J. Thun. Am J Epid


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