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Pourquoi est-il plus facile de perdre 1 ou 3 kg que 2 kg ?

vendredi 21 juin 2013

Selon une étude publiée dans le Journal of Consumer Research [1] les individus sont plus susceptibles de respecter leurs objectifs quand ils sont ambitieux mais quand ils restent flexibles.

"Le fait qu’un objectif se situe dans une fourchette (perdre de 1 à 3 kilos cette semaine) ou soit un objectif chiffré seul (perdre 2 kilos cette semaine) a un effet systématique sur le respect de la poursuite de l’objectif visé. Les objectifs dans une fourchette influencent le respect de son engagement par l’individu à travers des sentiments d’accomplissement, qui sont en soi dirigés par sa réalisation et le défi de l’objectif visé" notent les auteurs de l’étude.

Les consommateurs ont souvent un choix à faire à propos des buts qu’ils se fixent pour eux-mêmes, et ils pourraient vouloir répéter différents objectifs dans le temps. Par exemple, les gens se refixent souvent des objectifs comme de perdre du poids, de mettre de l’argent de côté ou d’améliorer leur quantité d’exercice physique ou leurs performances sportives.

Dans une étude, des personnes qui se sont engagées dans un programme pour maigrir ont dû établir soit des objectifs dans une fourchette donnée ou soit des objectifs chiffrés. À la fin du programme, les individus qui avaient pris des objectifs dans une fourchette se réengagés dans un nouveau programme avec un niveau plus important, bien qu’il n’y ait pas eu de différence dans la moyenne de poids perdu réelle entre les deux groupes. Dans d’autres études, les individus ont affiché des comportements identiques avec d’autres objectifs comme de résister à la tentation alimentaire, de résoudre des énigmes ou de jouer à des jeux de consommation.

Un objectif dans une fourchette offre "le meilleur des deux mondes" comparé à un objectif chiffré seul grâce à sa flexibilité : la limite haute de l’objectif (perdre 3 kilos) augmente le challenge de l’objectif, alors que la limite basse (perdre 1 kilo) augmente son caractère réalisable. D’un autre côté, un objectif chiffré unique (perdre 2 kilos) pourrait être perçu comme un compromis et de ce fait paraitre à la fois moins stimulant et moins atteignable.

"Les individus sont plus enclins à poursuivre un objectif quand il établissent un objectif dans une certaine fourchette au lieu d’un objectif simplement chiffré. Ils vivent un sentiment plus grand d’accomplissement quand un objectif est à la fois atteignable et stimulant, et ceci les motive pour continuer à poursuivre ou à s’établir de nouveaux objectifs" concluent les auteurs.

Références :

[1] Maura Scott, Stephen Nowlis. The Effect of Goal Specificity on Consumer Goal Reengagement. Journal of Consumer Research, Oct 2013.


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