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Pourquoi les femmes s’essoufflent plus vite que les hommes ?

dimanche 10 novembre 2013

Une étude publiée dans le journal Experimental Physiology [1] a trouvé la raison pour laquelle les femmes qui font du sport s’essoufflent plus rapidement que les hommes.

On sait que les femmes manquent plus de souffle que des hommes du même âge qu’elles, pendant qu’elles pratiquent une activité physique, que ce soit par exemple en montant des escaliers ou en courant sur une longue distance. Cela est vrai chez les jeunes adultes en bonne santé comme chez les plus âgés, tout comme chez les patients souffrant de maladie cardiovasculaire ou de maladie respiratoire chronique.

Le Dr Dennis Jensen, auteur de l’étude, explique : "notre étude a montré que les différences de souffle entre les sexes qui sont associées à de l’exercice physique pouvaient s’expliquer par une plus grande activation électrique des muscles respiratoires, plus précisément du diaphragme, nécessaire pour accomplir toute ventilation pendant l’exercice chez les jeunes femmes en bonne santé par rapport aux hommes.

"Nos résultats indiquent qu’il y a une plus grande activation électrique des muscles de la respiration pendant l’exercice physique chez les femmes, activation nécessaire pour compenser leurs poumons, voies respiratoires et muscles respiratoires biologiquement plus petits".

Le chercheur explique comment sa recherche a été conçue : "50 hommes et femmes en bonne santé et non fumeurs, âgés de 20 à 40 ans, ont réalisé un test d’exercice physique sur un vélo stationnaire. Pendant l’exécution de ce test physique, nous avons enregistré les réactions cardiovasculaires, métaboliques et ventilatoires des participants, provoquées par l’exercice, en utilisant un équipement informatisé.

"À intervalles réguliers pendant que l’exercice physique était réalisé, les participants ont évalué l’intensité de leur essoufflement sur une échelle de 1 à 10. En utilisant un cathéter électronique placé dans l’œsophage des participants, nous avons aussi enregistré l’électromyogramme du diaphragme (un indice de l’impulsion qui commence vraisemblablement dans le système nerveux central) pendant l’exercice. Ces mesures ont ensuite été analysées et comparées entre les hommes et les femmes.

Il faudra bien entendu d’autres études afin de confirmer et élargir ces résultats, notamment sur d’autres groupes d’hommes et femmes, comme par exemple sur des individus en surcharge pondérale ou obèses.

Références :

[1] Physiological mechanisms of sex differences in exertional dyspnea : role of neural respiratory motor drive. Michele Schaeffer, Cassandra Mendonca, Marc LeVangie, Ross Andersen, Tanja Taivassalo, Dennis Jensen, Experimental Physiology.


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