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Quarante ans n’est pas trop tard pour commencer

mercredi 14 mai 2014

Les bénéfices cardiovasculaires sont comparables à ceux qui ont commencé à faire du sport d’endurance plus tôt ou plus tard.

Une étude sur des séniors hommes a trouvé que l’exercice d’endurance "relativement intense" était source de bénéfices pour le cœur et ce quelque-soit l’âge auquel ils avaient commencé à s’entrainer [1]. Les bénéfices étaient très clairs et comparables à ceux qui avaient commencé à faire du sport à l’âge de 30 ans ou après l’âge de 40 ans. Il résulte de ceci, disent les scientifiques, que 40 ans n’est pas trop tard pour se mettre au sport d’endurance.

L’étude en question a été réalisée sur 40 hommes en bonne santé (sans problèmes cardiaques) âgés de 55 à 70 ans, qui ont été divisés en groupes selon l’évaluation de leur niveau d’exercice, et selon l’âge auquel ils avaient commencé à se mettre au sport. Ainsi, 10 d’entre eux n’avaient jamais fait plus de 2 heures de sport par semaine de toute leur vie, et 30 avaient fait de l’exercice au moins 7 heures par semaine pendant plus de cinq ans, en ayant soit commencé avant l’âge de 30 ans (16 personnes) soit après 40 ans (14 personnes).

L’exercice physique régulier qu’ils faisaient était soit de la course à pieds, soit du vélo. Ceux qui avaient commencé avant l’âge de 30 ans s’entrainaient en moyenne depuis 39 ans (depuis leur 22 ans), et ceux qui avaient commencé à 40 ans faisaient du sport depuis 18 ans (depuis l’âge de 48 ans). Chacun de ces hommes a été évalué par des tests d’effort, par une échographie au repos et pendant un exercice poussé, et par une analyse du rythme cardiaque.

Premièrement, le rythme cardiaque au repos était identique entre les deux groupes de sportifs (56,8 battements/minute pour le premier et 58,1 battements/mn pour le second), mais il était beaucoup plus élevé pour les hommes qui ne faisaient pas de sport (69,7 battements /mn).

La consommation maximale d’oxygène était aussi la même entre le groupe des plus anciens sportifs (47,3 ml/min/kg) et pour le groupe des sportifs plus récents (44,6 ml/min/kg), mais elle était beaucoup plus faible dans le groupe des non sportifs (33,0 ml/min/kg). "Nous pensons que ce résultat est de la plus haute importance, dit le chercheur, parce que cela a un lien direct avec la santé cardiovasculaire et le bien-être".

L’échographie a montré que le ventricule gauche et les deux atriums étaient plus gros dans les deux groupes de sportifs que dans le groupe des sédentaires, ces derniers ont aussi affiché des parois de vaisseaux sanguins beaucoup plus épaisses que les hommes entrainés. "Ainsi, disent les scientifiques, le réagencement cardiaque semble être différent entre les deux groupes de sportifs et le groupe des non sportifs". La fonction diastolique (la capacité du ventricule gauche à se remplir de sang quand le cœur est au repos) et les autres mesures du rythme cardiaque étaient aussi meilleures chez les sujets qui ont commencé le sport avant et après 40 ans.

L’étude n’a pas non plus trouvé de différences entre les deux groupes de sportifs dans les tests d’échographies cardiaques. "Malgré des changements biologiques dus à l’âge, le cœur semble toujours, même à 40 ans, être capable de souplesse grâce au sport d’endurance" expliquent les chercheurs. "Le fait de commencer une activité sportive d’endurance à 40 ans ne semble donc pas entraver les bénéfices cardiaques".

"Cependant, l’entrainement d’endurance est aussi bénéfique pour la densité des os, pour la masse musculaire et contre le stress oxydatif. Et ces bénéfices sont connus pour être plus importants si l’entrainement sportif a débuté plus tôt dans la vie".

Les chercheurs font remarquer que le fait de vieillir est associé à des modifications structurelles et fonctionnelles défavorables du système cardiovasculaire. Alors que l’activité physique est incapable d’empêcher ces modifications, elle est en mesure de les ralentir. Cependant, on ne sait pas encore si le sport d’endurance débuté plus tard dans la vie peut inverser les effets d’un comportement sédentaire sur le cœur.

"Mais il n’est jamais trop tard pour changer de style de vie et pour être plus actif" explique l’auteur de l’étude. "Cela sera toujours bénéfique pour le cœur et pour le bien-être. Il n’y a pas besoin de suivre un entrainement de haut niveau de plusieurs heures par semaine. Le fait de simplement prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, ou de jardiner régulièrement, peut aussi être bénéfique".

Références :

[1] Matelot D, Schnell F, Ridard C, et al. Cardiac benefits of endurance training : 40 years old is not too late to start.


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