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Une étude révèle l’ignorance du public concernant l’anatomie

lundi 15 juin 2009

Une étude sur des patients et le public a montré que la plupart d’entre eux manque de la connaissance la plus élémentaire en ce qui concerne l’anatomie humaine. La recherche, publiée dans le journal BMC Family Practice [1], a trouvé que les gens étaient généralement incapables d’identifier la localisation des organes les plus importants, même s’ils recevaient des traitements en rapport avec ces organes.

John Weinman a dirigé une équipe de chercheurs du King’s College de Londres visant à faire une mise à jour d’une enquête identique qui avait été réalisée il y a presque 40 ans. Il déclare : "nous pensions que les améliorations dans l’éducation associées à une concentration médiatique de sujets sur la santé et la matière médicale, et un accès grandissant à internet comme source d’information médicale, auraient provoqué une augmentation de la connaissance des patients en anatomie. Cette étude nous révèle qu’il n’y a eu aucune amélioration significative durant toutes ces années."

On a montré aux 722 personnes qui ont pris part à l’étude des images du corps humain (homme ou femme) avec certaines régions masquées et on leur demandait laquelle des régions cachée était celle d’un organe donné. Bien que 85,9% des personnes pouvaient identifier la localisation des intestins et 80,7% savaient où on pouvait trouver la vessie, seuls 46,5% des gens ont correctement identifié le cœur et 68,6% se sont trompés dans l’identification des poumons. En général, environ la moitié des réponses étaient correctes. Il n’y avait pas de différence significative entre les hommes et les femmes, bien que les femmes faisaient mieux quand on utilisait un corps de femme.

Les chercheurs sont préoccupés par les problèmes potentiels que révèlent ces résultats, notamment dans les communications docteur-patient, avec des effets secondaires possibles sur les diagnostics et les résultats des traitements. Selon Weinman, "des éléments de preuves récents ont montré que quand le vocabulaire des médecins et des patients concordent et qu’ils se comprennent, des gains significatifs se retrouvent dans la satisfaction générale des patients tout autant en ce qui concerne la consultation que les rapports, ainsi que dans le confort de communication et la soumission orientée."


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