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La définition d’un cœur idéal

jeudi 24 février 2011

1 personne sur 1900 remplit les conditions d’une santé cardiovasculaire idéale, déclare une étude de l’Université de Pittsburgh.

Seulement une personne sur 1900 évaluées remplit la définition de l’American Heart Association (AHA) d’une santé cardiovasculaire idéale. Résultats obtenus par des chercheurs de l’Ecole de Médecine de l’Université de Pittsburgh et publiés dans le journal Circulation [1].

La santé cardiovasculaire idéale est la combinaison de ces sept facteurs : pas de tabagisme, un indice de masse corporelle à moins de 25, une activité physique motivée et un régime alimentaire sain, un cholestérol non soigné sous 200, une tension sanguine en dessous de 12/8 et une glycémie à jeun sous 100, explique l’auteur principal de l’étude, le cardiologue Steven Reis.

"De toutes les personnes que nous avons évaluées, seule une sur 1900 pouvait revendiquer avoir une santé cardiovasculaire idéale" dit Reis. "Cela nous montre que la prévalence de la santé du cœur est extrêmement faible, et que nous avons beaucoup de chemin à faire pour atteindre l’objectif de l’AHA d’une amélioration de 20% des taux de santé cardiovasculaire en 2020."

Faisant partie de l’étude Heart Strategies Concentrating on Risk Evaluation (Heart SCORE), les chercheurs ont évalué 1933 personnes, âgées entre 45 et 75 ans du Comté d’Allegheny, par des enquêtes, des examens physiques et des tests sanguins. Moins de 10% respectaient cinq critères ou plus, 2% remplissaient les 4 comportements de santé cardiovasculaire, et 1,4% respectaient les trois facteurs de santé du cœur. Après avoir ajusté l’âge, le sexe et le niveau de revenus, les noirs avaient 82% de probabilités de moins que les blancs de remplir cinq critères ou plus.

Une approche multiple, comprenant des changements au niveau individuel, de l’environnement social et physique, de politique et de l’accès aux soins, sera nécessaire pour aider les gens non seulement à éviter les maladies de cœur, mais aussi à atteindre la santé cardiovasculaire, dit le Dr Reis.

"Plusieurs des participants de l’étude étaient en surpoids ou obèses, et cela a probablement une forte influence sur les autres comportements et facteurs" note-t-il. "Notre prochaine étape sera d’analyser les données supplémentaires pour confirmer ceci, et à partir des résultats, d’essayer de développer une approche multi facettes pour améliorer la santé."

Références :

[1] Low Prevalence of "Ideal Cardiovascular Health" in a Community-Based Population : The Heart Strategies Concentrating on Risk Evaluation (Heart SCORE). Claudia Bambs, Kevin Kip, Andrea Dinga, Aryan Aiyer, Circulation.


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