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Les compléments alimentaires pour maigrir

mardi 9 juin 2015

Cet article a pour objectif de fournir une information exhaustive à propos des compléments alimentaires vendus pour maigrir. Il comprend des résumés de la recherche sur la sécurité et l’efficacité de plusieurs des ingrédients les plus souvent utilisés dans ces produits.

L’obésité touche un nombre croissant d’individus, et les experts sont d’accord pour dire que le fait d’opérer des modifications du style de vie, comme de suivre certains modes d’alimentation plus sains, réduire sa consommation de calories et pratiquer une activité physique, constituent la base pour réussir à maigrir [1] [2] [3] [4] Mais comme le fait de suivre un régime et de changer son style de vie peut être quelque-chose de très difficile à réaliser, de nombreuses personnes se tournent vers les compléments alimentaires, vendus comme des "aides" pour perdre du poids, dans l’espoir que ces produits les aideront à atteindre plus facilement leur objectif de perte de poids.

Le recours aux compléments alimentaires est quelque-chose de très fréquent, et leur accès est facilité par le fait qu’on peut en trouver partout. Les suppléments vendus pour perdre du poids recouvrent une large gamme de produits et de formes comme des capsules, des pilules, des liquides, des poudres et des barres [5]. Les fabricants vendent ces produits sous couvert de nombreuses déclarations, comme par exemple en affirmant qu’ils réduiraient l’absorption des macronutriments, qu’ils diminueraient l’appétit, feraient fondre la graisse du corps, perdre du poids et augmenteraient le métabolisme et la thermogenèse. Ces produits contiennent en moyenne 10 ingrédients différents, mais certains peuvent en contenir jusqu’à 96 [6] ! Les ingrédients les plus fréquents comprennent des plantes, des fibres alimentaires et des minéraux.

On ne sait pas grand-chose de l’efficacité de ces suppléments, mais certains d’entre eux ont montré qu’ils étaient dangereux à la santé [7]. De nombreux suppléments pour maigrir sont couteux, et certains des ingrédients dans ces produits peuvent interagir ou interférer avec les médicaments. Ainsi, il est important d’examiner ce qu’on sait – et ce qu’on ne sait pas – à propos de chaque ingrédient dans tout supplément avant de le consommer.

La règlementation

Comme tous les compléments alimentaires, ceux vendus sous l’argument qu’ils font perdre du poids n’ont pas besoin d’être prescrits, leur vente est libre. Les suppléments ne sont pas considérés comme des médicaments et ne nécessitent pas de passer par les mailles des instances sanitaires pour démontrer leur efficacité. Les fabricants doivent s’assurer qu’ils sont sans danger et que leur étiquettes ne soient pas mensongères, raison pour laquelle le mot "maigrir" ne fait jamais partie du vocabulaire de ces étiquettes, remplacé par "mincir" beaucoup plus vague et sans connotation médicale. Ils ne doivent pas contenir d’ingrédients médicamenteux exigeant une prescription médicale, ni être vendus comme "traitement médical" contre quelque maladie qui soit.

Les ingrédients les plus fréquents dans les compléments alimentaires pour perdre du poids

Les compléments alimentaires vendus pour perdre du poids contiennent une grande variété d’ingrédients. Et évidemment, la quantité d’information scientifique disponible à propos de ces ingrédients varie considérablement. Dans certains cas, les bénéfices prétendus reposent sur des données théoriques limitées ou sur des études en laboratoire sur des animaux plutôt que sur des études cliniques avec des êtres humains. Dans d’autres cas, les études qui soutiennent l’utilisation d’un ingrédient donné sont petites, de courte durée et/ou de mauvaise qualité, ce qui limite la solidité et la portée de leurs résultats. Dans presque tous les cas, il faut des recherches supplémentaires pour complètement connaitre la sécurité et/ou l’efficacité d’un ingrédient en particulier [8].

L’interprétation de nombreuses études est compliquée par le fait que la plupart de ces compléments alimentaires contient de multiples ingrédients, ce qui rend plus difficile l’isolation des effets de chaque ingrédient et pour prédire les effets de leur combinaison. En outre, les dosages et les quantités des composants actifs varient grandement parmi les suppléments pour maigrir, la composition d’un produit n’est pas toujours complètement décrite dans les études publiées [9]. Les études peuvent aussi utiliser différentes techniques d’évaluation parfois inappropriée pour mesurer l’efficacité d’un traitement donné. Tous ces facteurs peuvent rendre difficile toute comparaison entre les résultats d’une étude avec une autre.

L’orange amère (synéphrine)

L’orange amère (ou bigaradier) est le nom profane du Citrus aurantium. Cette plante est une source de p-synéphrine (ou synéphrine tout simplement) et d’autres protoalcaloïdes [10] [11] [12] [13]. En tant qu’agonistes alpha-adrénergique, les alcaloïdes synéphrine peuvent imiter l’action de l’épinéphrine et de la norépinephrine. Cependant, nous ne savons pas dans quelle mesure l’orange amère et la synéphrine causent des effets cardiovasculaires et au système nerveux central identiques à ceux de l’épinéphrine et de la norépinephrine (comme une augmentation du rythme cardiaque et de la tension) [14] [15] [16].

Les études suggèrent que l’orange amère augmente la dépense d’énergie et la lipolyse et qu’elle agit comme un léger suppresseur de l’appétit [17] [18] [19] [20] [21]. Après que certaines instances régulatrices, comme la Food & Drugs Administration Américaine par exemple, aient banni l’utilisation des alcaloïdes éphédrine dans les compléments alimentaires en 2004, les fabricants ont remplacé l’éphédra par l’orange amère dans de nombreux produits ; ainsi l’orange amère est devenue populaire en tant que "substitut de l’éphédra [22]". Bien que la synéphrine ait quelques similarités structurelles avec l’éphédrine, elle a des propriétés pharmacologiques différentes [23] [24] [25].

Efficacité : plusieurs petites études ont examiné si l’orange amère était efficace pour maigrir [26]. L’interprétation des résultats de ces études est compliquée par le fait que l’orange amère est presque toujours associée à d’autres ingrédients dans ces suppléments.

Dans une étude, 20 adultes en surcharge pondérale en bonne santé (IMC>25) ont pris un produit contenant 975 mg d’extrait d’orange amère (6 % de synéphrine), 528 mg de caféine et 900 mg de millepertuis ; un placebo ou rien du tout, chaque jour pendant 6 semaines [27]. Tous les participants ont aussi pris part à un programme d’exercices physiques et devaient suivre un régime alimentaire de 1800 kcal par jour. À la fin de l’étude, les participants qui ont pris le produit avec l’association d’orange amère avaient une plus grande réduction en pourcentage de leur graisse corporelle et de la masse graisseuse, et une plus grande augmentation du taux métabolique de base que ceux dans le groupe placebo et le groupe qui n’avait rien pris du tout. Les participants dans tous les groupes ont perdu du poids, mais les auteurs n’ont pas rapporté si la réduction moyenne du poids du corps dans le groupe avec le traitement (1,4 kg) était beaucoup plus importante que dans le groupe avec le placebo (0,9 kg) ou dans les groupes de contrôle (0,4 kg) [28].

Dans une autre étude, 8 personnes en surpoids ou obèses (IMC 25 à 40) ont suivi un régime alimentaire de 1200 – 1500 kcal/jour et devaient soit prendre un supplément aux plantes contenant de l’orange amère (18 mg de synéphrine par jour) et d’autres ingrédients, comprenant de l’extrait de guarana comme source de caféine (396 mg de caféine/jour), ou un placebo [29]. L’élévation maximale de base du taux métabolique au repos était significativement plus élevée chez les participants qui prenaient les suppléments aux plantes que ceux du groupe de contrôle, mais la différence n’était pas importante à la fin des huit semaines de l’étude. Le supplément aux plantes a aussi produit une augmentation importante du poids moyen du corps (1,13 kg) comparé au groupe placebo (0,09 kg) à la fin de l’étude. Cependant, cette augmentation du poids du corps n’a pas beaucoup modifié la graisse du corps ni les niveaux des tissus maigres (muscles), ni le tour de taille. Les auteurs ont noté que la prise de poids pourrait être apparue par hasard, parce que l’étude n’était pas en mesure de détecter cette petite différence.

Les auteurs d’une analyse de 2012 sur 23 petites études cliniques humaines qui impliquaient 360 participants ont conclu que la synéphrine augmentait le taux métabolique et la dépense énergétique au repos [30]. Les auteurs d’une autre revue d’études sur des animaux, d’essais cliniques, d’études physiologiques et de compte-rendu ont conclu que la synéphrine avait une "possibilité d’apporter certains bénéfices pour maigrir", mais les données disponibles sont très limitées et ne peuvent pas être considérées comme convaincantes [31]. Les auteurs des deux analyses ont établi qu’il fallait des études cliniques sur le long terme, avec des méthodologies rigoureuses et de plus grands échantillons pour pouvoir déterminer la valeur de l’orange amère pour maigrir.

Sécurité : Les produits qui contiennent de l’orange amère posent certains sérieux problèmes de santé. Les effets secondaires rapportés comprennent une douleur à la poitrine, de l’anxiété, une fibrillation ventriculaire, des attaques ischémiques, des infarctus du myocarde et des décès [32]. Cependant, beaucoup de produits avec ces effets contenaient plusieurs ingrédients aux plantes, et le rôle de l’orange amère dans ces effets secondaires ne peut pas être déterminé. Certaines études indiquent que l’orange amère et la synéphrine – comme l’extrait d’orange amère et la synéphrine pure – augmentent la tension et le rythme cardiaque chez les humains et les rats, mais d’autres études montrent qu’ils ne produisent pas ces effets [33] [34] [35] [36] [37] [38] [39] [40]. Ainsi, certains chercheurs ont suggéré que la synéphrine pourrait ne pas agir directement comme stimulant cardiaque [41] [42] [43]. Au lieu de cela, la caféine, les autres stimulants dans les formules aux multiples composants, les autres constituants de l’orange amère ou les adultérants, comme la m-synéphrine (qui n’est pas présente naturellement dans l’orange amère), pourraient être responsables des effets observés. ++++

La caféine

(guarana, noix de cola, yerba maté ou autres plantes)

La caféine (soit ajoutée dans un complément alimentaire, soit comme source contenant naturellement de la caféine comme avec le guarana (Paullinia cupana), la noix de cola (ou kola - Cola nitida) et la yerba maté (Ilex paraguariensis)), est souvent présente dans les compléments alimentaires vendus pour maigrir. Le thé vert et d’autres formes de thés contiennent aussi de la caféine. Certaines étiquettes de suppléments pour perdre du poids ne déclarent pas la quantité de caféine dans leurs produits, mais seulement les ingrédients aux plantes. En conséquence, les consommateurs pourraient ne pas être conscients que la présence de certaines plantes signifie qu’un produit contient de la caféine et peut-être d’autres stimulants [44].

La caféine est un méthylxanthine qui stimule le système nerveux central, le cœur et les muscles du squelette. Elle augmente aussi l’activité gastrique et du colon et agit comme diurétique [45] [46]. Elle a une demi-vie de six heures environ. La caféine augmente la thermogenèse d’une façon linéaire et dépendant de la dose absorbée chez les êtres humains [47]. Une dose de 100 mg de caféine par exemple, augmente la dépense d’énergie en moyenne de 9,2 kcal par heure de plus qu’un placebo chez des individus en bonne santé. La caféine pourrait aussi contribuer à faire maigrir en augmentant l’oxydation des graisses à travers l’activation sympathique du système nerveux central, et en agissant comme un diurétique [48] [49]. Une consommation régulière de caféine peut cependant diminuer ces effets à cause du développement d’une tolérance à la caféine [50] [51].

Efficacité : les études cliniques qui ont examiné les effets de la caféine sur la perte de poids l’ont toutes été à court terme et ont utilisé une combinaison de produits différents. Dans l’une de ces études, 167 participants en surpoids et obèses (IMC 25 à 40) ont pris un supplément contenant du ma huang (90 mg/jour d’éphédrine) et de la noix de cola (192 mg/jour de caféine) ou un placébo [52]. Les participants devaient manger normalement, sauf pour ce qui était des lipides qu’ils devaient limiter à 30 % des calories, et ils devaient faire de l’exercice physique modéré. Après six mois, ceux qui étaient dans le groupe du traitement ont perdu plus de poids (perte moyenne de 5,3 kg) que ceux qui étaient dans le groupe placébo (2,6 kg), et ils avaient une réduction de la graisse corporelle plus importante.

Dans une autre étude, 47 adultes en surcharge pondérale (IMC de 26 à 30) ont été répartis au hasard soit pour prendre une combinaison de produits contenant 336 mg de yerba maté (1 à 1,5 % de caféine), 285 mg de guarana (3 à 6 % de caféine) et 108 mg de damiana (un extrait de plante qui contient des huiles essentielles, des résines et des tanins mais pas de caféine) ou un placebo 15 minutes avant chaque repas pendant 45 jours, tout en conservant leurs habitudes alimentaires normales [53]. À la fin de l’étude, les participants qui consommaient les produits aux plantes ont perdu en moyenne 5,1 kg comparé au 0,3 kg perdu par ceux du groupe placebo.

Les données provenant d’une étude sur 12 ans ont apporté un certain éclairage sur l’association à long terme entre la consommation de caféine et le poids du corps [54]. Dans cette étude, les chercheurs ont suivi 18 417 hommes et 39 740 femmes en bonne santé. En moyenne, les participants ont pris du poids pendant l’étude, mais les hommes qui ont augmenté leur consommation de caféine pendant les 12 années de ce suivi ont pris en moyenne 0,43 kg de moins de ceux qui ont réduit leur consommation de caféine. Pour les femmes, la différence moyenne observée était de 0,35 kg de moins.

Sécurité : pour les adultes en bonne santé, 400 mg de caféine par jour n’est généralement pas associé à un risque ni à des effets secondaires nocifs [55]. Une tasse de 24 cl de café contient environ 85 mg de caféine [56]. Il n’y a, en revanche, pas de niveau établi pour les enfants à partir duquel la consommation de caféine est sans danger, et il leur est déconseillé d’en consommer [57]. La caféine peut causer des troubles du sommeil, une certaine nervosité et des tremblements. La caféine peut être toxique à hautes doses, en causant des nausées, vomissements, tachycardie, crises d’épilepsie et des œdèmes cérébraux [58]. Des effets toxiques ont été rapportés à des doses de 15 mg/kg (soit environ 1000 mg pour un adulte de 68 kg) et des décès à des doses au-delà de 150 mg/kg (environ 10 000 mg pour un adulte de 68 kg). Le fait d’associer la caféine à d’autres stimulants, comme de l’orange amère et de l’éphédrine, peut favoriser ces effets secondaires.

Le calcium

Le calcium est un minéral essentiel qui est stocké dans les os et les dents, où il solidifie leur structure et fonctionnement. Le calcium est nécessaire à la contraction vasculaire et à la vasodilatation, pour le fonctionnement des muscles, les transmissions nerveuses, les signaux intracellulaires et la sécrétion hormonale [59]. Les apports journaliers recommandés (la consommation quotidienne moyenne suffisante pour combler les besoins nutritifs de 97 % à 98 % des individus en bonne santé) pour le calcium vont de 1000 à 1300 mg/jour pour les enfants et les adultes de 4 ans et plus.

Plusieurs études ont établi une corrélation entre une consommation élevée de calcium et un poids de corps plus léger, ou une moindre prise de poids dans le temps [60] [61] [62] [63]. Deux explications ont été proposées. Premièrement, une consommation élevée de calcium pourrait réduire les concentrations de calcium dans les cellules de graisse en diminuant la production de l’hormone parathyroïdienne et de la forme active de la vitamine D. Une diminution des concentrations intracellulaires de calcium peut en retour augmenter la décomposition de la graisse et décourager l’accumulation de graisse dans ces cellules [64]. Deuxièmement, le calcium provenant de l’alimentation ou des suppléments pourrait se lier aux petites quantités de graisse alimentaire dans le tube digestif et empêcher l’absorption de cette graisse [65] [66] [67]. Les produits laitiers en particulier, peuvent contenir des composants supplémentaires qui ont des effets plus importants sur le poids du corps que leur contenu en calcium seul [68] [69] [70] [71] [72] [73].

Efficacité : Les résultats des études cliniques qui ont examiné les effets du calcium sur le poids du corps ont été largement négatives. Par exemple, une supplémentation de 1500 mg par jour de calcium (carbonate de calcium) a été étudiée sur 340 adultes en surpoids ou obèses (IMC ≥25) avec des consommations de base moyennes de 878 mg/jour (groupe traité) et de 887 mg/jour (groupe placebo) [74]. Par rapport au placebo, la prise de suppléments de calcium pendant deux ans n’a pas eu d’effets cliniques significatifs sur le poids. Trois revues d’études publiées sur les effets du calcium pris en suppléments ou provenant des produits laitiers sur le poids ont produit des conclusions similaires [75] [76] [77]. Les auteurs d’une méta-analyse de 2006 sur 13 études contrôlées et randomisées ont conclu que ni le calcium pris en suppléments, ni l’augmentation de la consommation de produits laitiers n’avait un effet statistiquement significatif sur le poids du corps [78]. Un compte-rendu de 2009 de l’Agency for Healthcare Research and Quality a montré que, globalement, les résultats des études cliniques ne confirmaient pas l’existence d’un effet du calcium sur le poids [79]. Une méta-analyse de 2012 de 29 études contrôlées et randomisées n’a pas trouvé de bénéfices d’une consommation plus importante de produits laitiers sur le poids du corps ni sur la perte de graisse à long terme [80]. Globalement, les résultats des études cliniques ne confirment pas l’existence d’un lien entre des consommations élevées de calcium et un poids de corps plus léger, ni pour ce qui est d’empêcher de prendre du poids ni pour maigrir.

Sécurité : le niveau de tolérance maximal (la consommation maximale quotidienne qui est peu susceptible de causer des effets secondaires à la santé) pour le calcium est à 2 500 mg/jour pour un adulte âgé entre 19 et 50 ans, et à 2 000 mg pour les adultes âgés de 51 ans et plus [81]. Des consommations élevées de calcium peuvent causer une constipation et pourraient interférer avec l’absorption du fer et du zinc, bien que cet effet ne soit pas bien établi. Une forte consommation de calcium provenant des suppléments, et non de l’alimentation, a déjà été associée à une augmentation du risque de calculs rénaux [82] [83] [84].

Le Chitosan

Le chitosan est un polysaccharide dérivé des exosquelettes des crustacés. Il est supposé favoriser la perte de poids en se liant aux graisses alimentaires dans le système digestif [85]. Cependant, la quantité de graisse avec laquelle le chitosan se lie est cliniquement insignifiante [86].

Efficacité : dans une petite étude, douze hommes et douze femmes en bonne santé (IMC entre 20 et 36) ont suivi le même régime alimentaire pendant douze jours (cinq repas avec 38 % de leur énergie provenant des lipides). Les capsules de chitosan prises avant les repas (pour un total de 2,5 g/jour) ont légèrement diminué les excrétions fécales de graisse chez les hommes par rapport au groupe de contrôle [87]. Cependant, la quantité de graisse que le chitosan a piégée n’aurait résulté qu’en une perte de 0,5 kg de graisse sur environ sept mois. Le chitosan n’avait pas d’effets significatifs sur l’excrétion fécale de graisse chez les femmes par rapport au groupe de contrôle.

Une étude clinique a réparti au hasard 59 femmes en surpoids ou obèses (IMC de 27 à 40) pour recevoir soit du chitosan (3 g/jour entre les deux principaux repas de la journée) ou un placébo pendant huit semaines, tout en conservant leur régime alimentaire normal ainsi que leurs habitudes en terme d’activité physique [88]. À la fin de l’étude, celles qui étaient dans le groupe suivant le traitement au chitosan ont perdu en moyenne 1 kg par rapport à une prise de poids moyenne de 1,5 kg dans le groupe placébo. Dans un essai sur 28 jours, le chitosan (à 2 g/jour divisé en deux doses égales) n’a pas réussi à réduire le poids du corps comparé au placébo chez 28 femmes et 6 hommes en surcharge pondérale qui avaient gardé leurs habitudes alimentaires pendant l’étude [89]. Les auteurs d’une revue Cochrane qui comprenait 13 études ayant examiné les effets du chitosan sur le poids, ont découvert que le chitosan, pris entre 4 semaines et 6 mois, avait diminué le poids du corps de 1,7 kg en moyenne par rapport au placebo [90]. Ils ont conclu que le chitosan apparaissait être plus efficace qu’un placebo pour une perte de poids à court terme, mais la plupart de ces études était de mauvaise qualité. Les auteurs ont par ailleurs noté que les résultats venant des études de bonne qualité indiquaient que le chitosan avait des effets minimes sur le poids du corps et que ces effets étaient cliniquement insignifiants.

Sécurité : Les effets secondaires du chitosan sont mineurs et touchent principalement l’appareil digestif. Ces effets comprennent des flatulences, ballonnements, nausées légères, constipation, indigestion et des brulures d’estomac [91] [92] [93]. Comme le chitosan est un dérivé des crustacés, les gens qui sont allergiques aux fruits de mer pourraient théoriquement être aussi allergiques au chitosan [94].

Le chrome

Le chrome sous sa forme trivalente (chrome III) est un oligo-élément essentiel qui augmente l’action de l’insuline. L’Institut de Médecine de l’Académie Nationale US a établi une consommation suffisante pour le chrome à 25 - 35 µg/jour pour les adultes non enceinte et qui n’allaitent pas [95]. Les compléments alimentaires contiennent habituellement du chrome sous la forme de picolinate, qui consiste en du chrome et de l’acide picolinique, bien qu’ils puissent aussi en contenir sous d’autres formes, y compris du chrome nicotinate et de la levure de chrome [96]. Une carence en chrome peut avoir pour résultat une mauvaise tolérance au glucose et un diabète de type 2 [97]. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que des suppléments de chrome augmentent la masse musculaire maigre et favorisent la perte de graisse, mais les résultats des études sont ambigus [98] [99]. Certaines recherches indiquent que ces suppléments pourraient aussi réduire la consommation de nourriture, la faim et les envies d’aliments gras [100], bien que les données sur ces effets soient rares.

Efficacité : Plusieurs études ont évalué les effets des suppléments de chrome, notamment sous la forme de picolinate, sur la perte de poids. Une revue Cochrane de 2013 a analysé les résultats de neuf études randomisées sur des compléments alimentaires de chrome picolinate, sur un total de 622 participants en surpoids ou obèses (IMC≥25) [101]. Les durées des études allaient de huit semaines à six mois, et les doses de chrome picolinate allaient de 200 à 1000 µg/jour. Six des études incluaient un entrainement de musculation, et trois ne comprenaient pas d’entrainement. Les auteurs ont découvert que le chrome picolinate pris en supplément avait pour conséquence une perte de poids de 1,1 kg de plus qu’un placebo, mais la quantité de perte de poids n’était pas corrélée avec la dose de chrome picolinate. Les auteurs ont établi que l’effet était "d’une pertinence cliniquement discutable" et que la qualité globale des preuves était faible.

Une autre revue systématique de 2013 et une méta-analyse de 11 études randomisées et contrôlées (comprenant la plupart des études évaluées dans la revue de Cochrane) ont examiné les effets d’une supplémentation en chrome sur un total de 866 individus en surcharge pondérale ou obèses [102]. Les auteurs ont conclu que le chrome réduisait le poids du corps de 0,5 kg et la part de la graisse dans le corps de 0,46 % quand il était pris à des doses quotidiennes de 137 µg à 1000 µg pendant 8 à 26 semaines. Comme les auteurs de la revue Cochrane, ces auteurs ont noté que l’effet était faible et d’une pertinence clinique "incertaine". Des résultats identiques ont été rapportés dans une précédente méta-analyse sur 12 études [103].

Sécurité : le chrome trivalent semble être bien toléré. Les effets secondaires lors des essais cliniques comprenaient des selles plus liquides, des migraines, faiblesses, nausées, vomissements, constipation, vertiges et de l’urticaire [104] [105]. Le chrome ne semble pas avoir de niveaux maximum de consommation établis, car les effets secondaires sérieux ont été associés à des consommations très importantes [106]. Le chrome hexavalent (chrome IV) est toxique et ne se trouve pas dans la nourriture ni dans les compléments alimentaires.

La noix de kola

Le Coleus forskohlii (Forskoline)

La forskoline est un composé isolé à partir des racines de Coleus forskohlii, une plante qui pousse dans les régions subtropicales comme l’Inde et la Thaïlande. La forskoline est supposée favoriser la perte de poids en augmentant la lipolyse et en stimulant l’appétit [107] [108].

Efficacité : bien que des études sur des animaux aient indiqué que la forskoline réduisait la consommation de nourriture [109], la recherche sur les êtres humains est très limitée et peu concluante. Dans une petite étude randomisée en double aveugle sur 19 femmes en surpoids ou obèses (IMC de 25 à 35) âgées de 18 à 40 ans qui ont reçu soit de la forskoline (250 mg d’extrait de forskoline à 10 % pris avant le déjeuner et le dîner pour une dose quotidienne totale de 500 mg) ou un placebo tout en mangeant normalement pendant 12 semaines [110]. Comparé au placebo, la forskoline n’avait pas d’effet sur le poids du corps, ni sur l’appétit, la consommation de calories ou de macronutriments. Les mêmes produits et doses de forskoline ont été évalués dans une autre étude sur 12 semaines impliquant 30 hommes en surcharge pondérale (IMC ≥ 26) [111]. Dans cette étude, la forskoline n’a pas modifié le poids du corps, mais elle a significativement diminué la graisse corporelle de 4,14 % en moyenne par rapport au placebo (0,96 %).

Sécurité : aucun effet secondaire n’a été rapporté dans les deux études sur 12 semaines ci-dessus [112] [113], mais la forskoline n’a pas été évaluée dans des études sur le long terme. Il faudra plus de recherches pour mieux connaitre ses effets secondaires à court et long terme. ++++

L’acide linoléique conjugué

L’acide linoléique conjugué est un dérivé de l’acide linoléique qui est principalement présent dans les produits laitiers et le bœuf. Il existe sous différentes formes isométriques, comprenant le c9t11 -CLA et t10c12-CLA, et est disponible sous forme de suppléments comme triglycéride ou comme acide gras libre [114]. Les chercheurs ont montré que l’acide linoléique conjugué augmentait la perte de poids en favorisant l’apoptose dans les tissus adipeux [115].

Efficacité : bien que l’acide linoléique conjugué semble réduire la masse de graisse corporelle chez les animaux [116], les résultats des études sur les êtres humains montrent que ses effets sont faibles et cliniquement peu pertinents [117]. Une étude en double-aveugle contrôlée contre placebo a évalué les effets des suppléments d’acide linoléique conjugué sur 180 hommes et femmes en surpoids (IMC de 25 à 30) qui avaient une alimentation non restreinte [118]. Les participants ont reçu de l’acide linoléique conjugué sous forme d’acide gras libre, de triglycéride ou un placebo tous les jours pendant 1 an. À la fin de l’étude, la prise de suppléments d’acide linoléique sous forme d’acide gras libre et de triglycérides a significativement réduit la masse grasse du corps d’en moyenne respectivement 6,9 % et 8,7 % comparé au placébo. Les suppléments d’acide linoléique conjugué comme acide gras libre (mais pas de triglycérides) ont aussi augmenté la masse maigre du corps comparé au placebo.

Dans une autre étude croisée en double-aveugle, une prise quotidienne de suppléments d’huile d’acide linoléique conjugué pendant 16 semaines a significativement réduit l’IMC et la masse adipeuse totale comparée à de l’huile de carthame chez 35 femmes obèses ménopausées (IMC>30) souffrant de diabète [119].

Les auteurs d’une revue systématique et d’une méta-analyse de 7 études ont conclu que le fait de prendre de l’acide linoléique conjugué pendant 6 à 12 mois réduisait le poids du corps en moyenne de 0,7 kg, et la graisse du corps en moyenne de 1,33 kg comparé à un placébo [120]. Cependant, les auteurs notent que la "magnitude de ces effets est faible, et leur pertinence clinique est incertaine."

Sécurité : l’acide linoléique conjugué semble être bien toléré. Les plupart des effets secondaires rapportés sont mineurs, et consistent principalement en des troubles gastro-intestinaux, comme des gênes abdominales et une douleur, constipation, diarrhée, selles molles et dyspepsie [121] [122] [123] [124] [125].

L’acide linoléique conjugué pourrait affecter négativement les profiles lipidiques, bien que les résultats des études soit contradictoires. Certaines recherches indiquent qu’il n’a pas d’effet majeur sur les profiles lipidiques, mais d’autres montrent que certains isomères pourraient réduire le cholestérol HDL et augmenter les niveaux de lipoprotéines [126] [127] [128] [129] [130]. Un isomère (t10c12-CLA) a aussi rapporté augmenter la résistance à l’insuline et la glycémie chez les hommes obèses avec un syndrome métabolique [131].

L’éphédra (ma huang)

L’éphédra (aussi connu sous le nom de ma huang), plante native de Chine, est la forme commune de trois espèces : l’éphédra sinica, equisetina et intermedia [132]. Les composés actifs, qui sont les tiges de la plante et qui comptent pour environ 1,32 % de son poids, sont les alkaloïdes éphédrine, pseudoéphédrine, noréphédrine et norpseudoéphédrine [133] [134]. Dans les années 1990, l’éphédra – souvent associée à la caféine – était un ingrédient populaire des compléments alimentaires vendus pour maigrir et pour augmenter la performance athlétique. Des instances comme la FDA Américaine ont interdit l’utilisation de l’éphédra dans les suppléments à cause de problèmes de sécurité (voir ci-dessous), mais cet ingrédient est toujours source d’intérêt.

Efficacité : l’éphédrine agit comme stimulant dans le système nerveux central [135] [136]. Elle peut aussi augmenter la thermogenèse et agit comme suppresseur de l’appétit [137]. Les auteurs d’une méta-analyse qui comprenait 20 études cliniques ont conclu que l’éphédrine et l’éphédra étaient modestement efficaces pour maigrir sur le court terme (6 mois ou moins), mais aucune étude n’a évalué leurs effets à long terme [138].

Sécurité : quand l’éphédra était encore disponible comme ingrédient dans les compléments alimentaires, son utilisation avec ou sans caféine était associée à de nombreux effets secondaires rapportés, comme des nausées, vomissements, symptômes psychiatriques (anxiété et changement d’humeur), hypertension, palpitations, attaques, crises d’épilepsie, crise cardiaque et décès [139] [140]. Bien que ces effets secondaires rapportés ne puissent pas être associés avec certitude à l’utilisation de suppléments contenant de l’éphédra, les instances ont considéré que ces problèmes de santé étaient suffisamment sérieux pour en interdire la vente dans les compléments alimentaires en 2003 en France [141], et en 2004 aux États-Unis [142].

La Fucoxanthine

La fucoxanthine est un caroténoïde que l’on trouve dans les algues brunes et les autres algues. Les résultats des études en laboratoire et sur des animaux ont montré que la fucoxanthine pourrait favoriser la perte de poids en augmentant la dépense énergétique au repos et l’oxydation des acides gras, tout en supprimant la différentiation adipocytaire et l’accumulation des lipides [143] [144].

Efficacité : une seule étude sur des êtres humains a été réalisée pour évaluer ses effets sur l’amaigrissement. Cette étude sur 16 semaines a utilisé le Xanthigen®, qui est un complément alimentaire qui contient des extraits d’algues brunes et de l’huile de graines de grenades [145]. Dans cette étude, 110 femmes obèses (IMC > 30) ont reçu soit un placebo ou le supplément trois fois par jour avant les repas pour une dose totale de 2,4 mg de fucoxanthine et 300 mg d’huile de graines de grenades. Les participantes devaient en outre suivre un régime alimentaire contrôlé à 1800 kcal/jour. Par rapport au groupe placebo, celles qui recevaient le complément alimentaire ont perdu plus de poids à la fin de l’étude (perte moyenne de 6,9 kg contre 1,4 kg pour le groupe placebo). Mais comme cette étude est la seule ayant étudié la fucoxanthine, d’autres recherches sont nécessaires pour mieux comprendre et confirmer les effets potentiels de la substance sur le poids.

Sécurité : la sécurité de la fucoxanthine n’a jamais été minutieusement évaluée chez les humains. Bien que les participants de l’étude ci-dessus n’aient pas rapporté d’effets secondaires, il faut plus d’études pour confirmer la sécurité ou les effets secondaires potentiels de la fucoxanthine à différents niveaux de consommation.

Le garcinia cambogia (acide hydroxycitrique)

Le garcinia cambogia est un arbre fruitier qui pousse en Asie, en Afrique et dans les Iles de Polynésie [146]. La pulpe et l’écorce de son fruit contiennent des quantités élevées d’acide hydroxycitrique (HCA), qui est un composé dont certains chercheurs pensent qu’il inhibe la lipogenèse, augmente la synthèse du glycogène hépatique, supprime la consommation de nourriture et permet de maigrir [147] [148] [149] [150] [151].

Efficacité : des études sur des rats ont trouvé que le garcinia cambogia supprimait la consommation de nourriture et inhibait la prise de poids [152]. Chez les êtres humains cependant, les preuves que le garcinia cambogia est efficace pour maigrir sont contradictoires, et tout effet apparait être très faible [153] [154] [155] [156] [157].

Dans une étude randomisée, contrôlée contre placebo, 89 femmes légèrement en surpoids ont reçu du garcinia cambogia (800 mg, 30 à 60 minutes avant les repas pour des doses totales de 2,4 g/jour) ou un placebo, et devaient suivre un régime alimentaire de 1200 kcal pendant 12 semaines [158]. Les femmes qui prenaient du garcinia cambogia ont perdu plus de poids (3,7 kg) que celles qui prenaient un placebo (2,4 kg). Cependant, le garcinia cambogia ne modifiait pas l’appétit, et l’étude n’a pas démontré que le supplément modifiait la sensation de satiété. Dans une autre étude en double-aveugle contre placebo, 135 hommes et femmes en surpoids (IMC de 27 à 38) ont reçu soit du garcinia cambogia (1000 mg, 30 minutes avant chaque repas pour une dose quotidienne de 3000 mg/jour) ou un placebo et avaient une alimentation hypocalorique et riche en fibres pendant 12 semaines [159]. Les participants des deux groupes ont maigri, mais la différence de perte de poids entre les groupes n’était pas significative. Le HCA n’a donc pas d’effet sur la perte de graisse.

Une revue et méta-analyse de 2011 sur 12 études et un total de 709 participants a examiné les effets du HCA sur la perte de poids [160]. Les résultats de 9 des 12 études (les meilleures) indiquent que quand il est pris pendant 2 à 12 semaines, l’acide hydroxycitrique permet de perdre du poids à court terme en moyenne de 0,88 kg comparé au placebo. Cependant, les auteurs notent que quand ils n’ont gardé que les études aux méthodologies rigoureuses, l’effet n’était statistiquement plus significatif. Ainsi, les effets de l’acide hydroxycitrique sur le poids restent incertains. Les auteurs d’une revue de 2013 sur le garcinia cambogia/acide hydroxycitrique sont arrivés à la même conclusion, en notant que le fait de savoir si le garcinia cambogia/acide hydroxycitrique est efficace contre l’obésité "n’est toujours pas prouvé par des études à grande échelle ni sur le long terme" [161].

Sécurité : Les effets secondaires rapportés du garcinia cambogia et de l’acide hydroxycitrique sont en général légers et comprennent des migraines, nausées, symptômes des voies respiratoires supérieures et gastro-intestinaux [162] [163] [164]. Des cas de toxicité hépatique ont été rapportés chez des individus qui prenaient des produits contenant du garcinia cambogia, et d’autres ingrédients aux plantes et minéraux [165]. Cependant, on ne sait pas si cette toxicité peut être attribuée au garcinia cambogia. Comme les études cliniques sur le garcinia cambogia et l’acide hydroxycitrique sont courtes, sa sécurité à long terme est inconnue.

Le glucomannane

Le glucomannane est une fibre alimentaire soluble dérivée de la racine de konjac (Amorphophallus konjac). Certains chercheurs pensent que, comme la gomme de guar, le glucomannane absorbe l’eau dans le système gastro-intestinal, et augmente de ce fait les sensations de satiété en prolongeant le vidage gastrique [166] [167].

Efficacité : le glucomannane semble avoir des effets bénéfiques sur les lipides et les niveaux de glucose sanguins [168], mais ses effets sur la perte de poids sont contradictoires. Dans une étude réalisée en Italie, 2 grammes de glucomannane par jour délivrés à 60 enfants obèses pendant deux mois n’a pas modifié leur poids par rapport au placébo [169]. Dans une petite étude réalisée aux États-Unis, 20 femmes obèses ont pris 3 g/jour de glucomannane ou un placebo pendant huit semaines [170]. À la fin de l’étude, le glucomannane a produit une perte de poids plus importante (en moyenne de 2,5 kg) que le placebo (prise de poids de 0,7 kg en moyenne). Dans une autre étude, une prise de suppléments de glucomannane (3,9 g/jour) pendant 4 semaines chez 63 hommes en bonne santé n’a pas modifié leur poids comparé au placébo [171].

Les auteurs d’une revue systématique de 2015 sur un total de 293 participants a conclu que 1,24 g à 3,99 g/jour de glucomannane pendant 12 semaines n’avait pas d’effet sur le poids comparé à un placebo [172] [173]. De même qu’une méta-analyse de 2014 incluant 301 participants a trouvé que le glucomannane n’avait pas d’effet sur la perte de poids comparé à un placebo [174]. Les auteurs d’une analyse plus ancienne réalisée pour étudier les effets du glucomannane sur les niveaux de lipides et de glucose dans le sang ont conclu que le fait de prendre 1,2 g à 15,1 g/jour de glucomannane faisait légèrement perdre du poids (perte moyenne de 0,79 kg de plus que le placebo) sur une durée de 5 semaines [175].

Sécurité : on sait peu de chose sur la sécurité du glucomannane à long terme. Le glucomannane semble être bien toléré à court terme, avec des effets secondaires mineurs comme des selles molles, des flatulences, diarrhées, constipation et des troubles abdominaux [176] [177] [178].

Les extraits de café vert

Les grains de café (arabica, et robusta) sont verts jusqu’à ce qu’ils soient torréfiés. Par rapport aux grains torréfiés, les grains de café vert ont des niveaux plus élevés d’acide chlorogénique. L’extrait de café vert, probablement à cause de son contenu en acide chlorogénique, a montré qu’il inhibait l’accumulation de graisse chez les souris et les humains, et qu’il régulait le métabolisme du glucose [179], peut-être en réduisant l’absorption du glucose dans les intestins [180]. Les grains de café vert contiennent aussi de la caféine [181].

Efficacité : Seules quelques études cliniques ont examiné les effets des grains de café vert sur la perte de poids, et toutes sont de qualité méthodologique médiocre. Onakpoya et ses collègues ont réalisé une méta-analyse de trois études dans lesquelles des participants en surpoids ont reçu soit 180 ou 200 mg/jour d’extrait de café vert pendant 4 à 12 semaines [182]. Les chercheurs ont conclu que l’extrait de café vert avait un effet modéré mais significatif sur le poids (perte de poids moyenne de 2,7 kg de plus que le placebo), mais ils ont noté que la qualité méthodologique de toutes les études inclues dans cette méta-analyse était médiocre.

Une autre petite étude clinique affirmait montrer un bénéfice de l’extrait de café vert sur la perte de poids [183], mais elle a été fortement critiquée à cause des nombreux défauts critiques dans sa conception [184] [185]. Deux des trois auteurs de l’étude ont ensuite retiré la publication du journal.

Sécurité : l’extrait de café vert semble être bien toléré, mais sa sécurité n’a pas été rigoureusement étudiée. Les effets secondaires rapportés comprennent des migraines et des infections urinaires [186]. La caféine présente dans les grains de café agit comme stimulant et peut causer des effets secondaires, qui dépendent de la dose et si elle est associée à d’autres stimulants. ++++

Le thé vert (Camellia sinensis) et l’extrait de thé vert

Le thé vert est une boisson populaire consommée dans le monde entier qui a plusieurs effets supposés être bénéfiques à la santé [187]. Le thé vert est présent dans certains compléments alimentaires, souvent sous la forme d’extrait de thé vert. Les composants actifs du thé vert, qui sont associés à la perte de poids, sont la caféine (voir plus haut) et les catéchines, notamment le gallate d’épigallocatéchine (EGCG) qui est un flavonoïde [188] [189]. Une boisson typique de thé vert contient environ 240 - 320 mg de catéchines et 45 mg de caféine. Les experts ont suggéré que le thé vert et ses composants pourraient faire perdre du poids en augmentant la dépense énergétique et l’oxydation de la graisse, en réduisant la lipogenèse et l’absorption de la graisse [190] [191].

Les auteurs d’une méta-analyse de 6 études randomisées et contrôlées sur 98 participants ont trouvé que la caféine seule, ou associée aux catéchines, augmentait significativement la dépense d’énergie selon la dose par rapport au placebo [192]. Cet effet pourrait être important pour conserver le bénéfice de la perte de poids, en aidant à contrecarrer la diminution du taux métabolique qui survient pendant qu’on maigrit. Les catéchines associées à la caféine augmentent aussi significativement l’oxydation de la graisse, mais la caféine seule ne le fait pas. D’autres recherches sur des humains indiquent que l’EGCG seul n’augmente pas le taux métabolique au repos, ni l’oxydation de la graisse ou l’effet thermique de l’alimentation (l’augmentation du taux métabolique associée à la digestion et à l’absorption de la nourriture) [193] [194]. Pris ensembles, ces résultats suggèrent que les catéchines de thé vert et la caféine pourraient agit de façon synergique.

Efficacité : plusieurs études humaines ont examiné les effets des catéchines de thé vert sur la perte de poids et son maintien. Une revue Cochrane de 2012 a analysé les résultats de 14 études contrôlées randomisées sur les préparations de thé vert sur 1562 participants obèses ou en surpoids [195]. Les essais ont duré entre 12 et 13 semaines, et les doses de thé vert allaient de 141 à 1207 mg. Les suppléments de thé vert ont réduit le poids de corps en moyenne de 0,95 kg de plus que le placébo. Cependant, quand les auteurs ont analysé les six études qui avaient été réalisées hors du Japon (où les méthodologies étaient moins hétérogènes que dans les études Japonaises), ils n’ont pas trouvé de différence significative en termes de perte de poids pour le thé vert comparé au placébo.

Une autre revue systématique et une méta-analyse de 15 études, dont six ont examiné les effets de la caféine (39- 83 mg/jour) avec ou sans catéchines de thé vert (576 - 690 mg/jour) sur des mesures anthropométriques. Les auteurs ont rapporté que les catéchines du thé vert, associées à la caféine sur une durée médiane de 12 semaines, ont modestement réduit le poids du corps en moyenne de 1,38 kg, et le tour de la taille en moyenne de 1,93 cm comparées à la caféine seule [196]. Seules deux études dans cette méta-analyse ont examiné les effets des catéchines du thé vert seules. Leurs résultats suggèrent que les catéchines de thé vert seules ne modifient pas le poids du corps ni les autres mesures anthropométriques.

Une méta-analyse similaire de 11 études randomisées et contrôlées a trouvé que les personnes qui prenaient du gallate d’épigallocatéchine avec de la caféine pendant 12 à 13 semaines ont perdu en moyenne 1,31 kg de plus (ou pris 1,31 kg de moins) que ceux dans les groupes de contrôle [197]. En 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a examiné les déclarations sur la santé associées au thé vert et a conclu "qu’une relation de cause à effet n’a pas été établie entre la consommation de catéchines du thé vert et la contribution et le maintien d’un poids de corps normal" [198]. Considérés ensembles, les résultats de ces études montrent que si le thé vert est une aide efficace pour maigrir, tout effet est si faible qu’il n’est pas cliniquement pertinent.

Sécurité : aucun effet secondaire n’a été rapporté de la consommation de thé vert sous forme de boisson [199]. Concernant l’extrait de thé vert, la plupart des effets secondaires rapportés sont légers ou modérés, comprenant des nausées, constipation, troubles abdominaux et de la tension [200]. Cependant, la consommation d’extrait de thé vert - surtout des extraits éthanoliques de thé vert - a été associée à des dommages au foie [201] [202]. Les experts notent que les problèmes sont plus susceptibles de survenir quand les extraits de thé vert sont consommés l’estomac vide, et ils recommandent donc de prendre ces extraits de thé vert avec de la nourriture pour minimiser les risques possibles de dégâts hépatiques. Une autre recherche indique que les polyphénols du thé vert n’élèvent pas les enzymes du foie ni ne causent de dysfonctionnement rénal quand ils sont consommés par des hommes en bonne santé pendant 3 semaines à une dose de 714 mg/jour [203]. Les dommages hépatiques causés par les extraits de thé vert pourraient être dus en partie aux contaminants présents dans certains produits, mais certains chercheurs conseillent d’utiliser des compléments alimentaires à base de thé vert avec prudence [204].

Le guarana

(voir la section sur le café ci-dessus)

La gomme de guar

La gomme de guar est une fibre alimentaire soluble dérivée de la grappe Indienne de haricots cyamopse à quatre ailes [205]. La gomme de guar est présente dans certains compléments alimentaires et est un ingrédient de certains produits alimentaires, tout spécialement les aliments sans gluten, parce qu’elle permet de lier et d’épaissir ces produits. Comme le glucomannane, la gomme de guar est supposée favoriser la perte de poids en agissant comme un agent gonflant dans l’intestin, en retardant le vidage gastrique, et en augmentant la sensation de satiété et, théoriquement, en réduisant l’appétit et la consommation de nourriture.

Efficacité : dans une méta-analyse de 20 études randomisées en double-aveugle et contrôlées contre placebo, qui ont rassemblé les données de 11 études, Pittler et ses collègues ont évalué les effets de la gomme de guar pour maigrir sur 203 adultes [206]. Les participants de l’étude comprenaient des individus souffrant d’hypercholestérolémie, d’hyperlipidémie ou de diabète, des femmes ménopausées et des volontaires en bonne santé. Les doses de gomme de guar allaient de 9 g à 30 g par jour, la plupart des participants conservaient leur alimentation normale, et d’autres suivaient certains conseils alimentaires. Par rapport au placébo, la gomme de guar n’avait pas d’effet sur la perte de poids. Les auteurs ont conclu que la gomme de guar n’est pas efficace pour maigrir.

sécurité : les effets secondaires principalement rapportés sont notamment gastro-intestinaux et comprennent des douleurs abdominales, flatulences, diarrhée et des crampes [207] [208]. Des comptes-rendus ont indiqué que la gomme de guar pouvait causer des occlusions intestinales légères et œsophagiennes sévères si elle est prise sans boire [209] [210]. Cependant, ces comptes-rendus concernaient un produit à base de gomme de guar qui n’est plus vendu actuellement. Dans leur étude, Pittler et ses collègues ont conclu qu’étant donné les effets secondaires associés à l’utilisation de gomme de guar, les risques d’en prendre l’emportent sur les bénéfices.

Le Hoodia (Hoodia gordonii)

Le Hoodia gordonii est une plante qui pousse dans le désert Kalahari en Afrique du Sud. Les Bochimans utilisent traditionnellement le hoodia comme suppresseur de l’appétit pendant les longues périodes de chasse. Cette anecdote, associée aux résultats de quelques études sur des animaux, ont indiqué que le hoodia réduisait la consommation de nourriture [211], et ont conduit à développer la vente du hoodia comme supplément pour maigrir.

Efficacité : en dépit de sa popularité comme complément alimentaire pour maigrir, il y a très peu de recherche scientifique sur des êtres humains qui a été réalisée sur le hoodia [212], et un mécanisme d’action de ses effets potentiels sur la perte de poids n’a pas été proposé. Dans une étude randomisée et contrôlée, 49 femmes en surpoids (IMC moyen à 25), âgées de 18 à 25 ans ont soit reçu un extrait purifié de hoodia (2 220 mg/jour en deux doses prises une heure avant le déjeuner et le diner) ou un placebo associé à un régime alimentaire libre pendant 15 jours [213]. Comparé au placebo, le hoodia n’avait pas d’effet sur la consommation de nourriture, et donc d’énergie, ni sur le poids du corps.

Sécurité : le hoodia a été rapporté comme cause d’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle [214]. Il augmente aussi les niveaux de bilirubine et de phosphatase alcaline (qui peuvent indiquer un mauvais fonctionnement hépatique), bien que la signification clinique de ces résultats ne soit pas claire car le hoodia n’a pas été rapporté comme modifiant les niveaux des autres enzymes. D’autres effets secondaires comprennent des migraines, vertiges, nausées et vomissements.

Le maté

(voir la section sur la caféine)

Le Pyruvate

Le pyruvate (un dérive de l’acide pyruvique) est un composé qui est produit par le corps à travers la glycolyse [215]. Il est aussi disponible comme complément alimentaire, souvent sous la forme de pyruvate de calcium. Les chercheurs ont suggéré que le pyruvate augmentait la performance de l’exercice, réduisait le poids du corps et la graisse, peut-être en augmentant la lipolyse et la dépense d’énergie [216] [217].

Efficacité : seules quelques études ont examiné les effets d’une prise de pyruvate comme supplément chez les humains. Bien que certaines de ces études montrent que le pyruvate diminue le poids et la graisse du corps, d’autres ne montrent rien. Dans une étude en double-aveugle, 26 hommes et femmes en surcharge pondérale (IMC ≥25) ont reçu 6ng/jour de pyruvate ou un placebo pendant 6 semaines [218]. Tous les participants ont suivi un régime alimentaire de 2000 calories par jour et faisaient 45 à 60 minutes d’entrainement sportif trois fois par semaine. À la fin de l’étude, le groupe prenant du pyruvate avait perdu du poids (en moyenne 1,2 kg), et de la graisse mais il n’y avait aucun changement de leur masse maigre (muscles). Dans le groupe placebo, ces mesures n’ont pas changé.

Une autre petite étude sur 14 femmes obèses (IMC 28 à 35) a trouvé que le pyruvate produisait une perte de poids et de graisse plus conséquente quand elle est isoénergétiquement substituée pour un placebo au glucose pendant 21 jours dans un régime hypocalorique [219]. Cependant, une étude en double-aveugle contrôlée contre placebo sur 23 femmes en surpoids, qui mangeaient normalement, faisaient de la musculation et 30 minutes de marche trois fois par semaine, a obtenu des résultats différents [220]. Dans cette étude, une prise de suppléments de 5 g/jour de pyruvate de calcium pendant 30 jours n’a pas modifié le poids du corps, ni la graisse, ni le pourcentage de graisse corporelle, ni la masse maigre par rapport au placebo. Les auteurs d’une revue systématique et méta-analyse de 6 études et 203 participants a conclu que le pyruvate (pris 3 à 6 fois par semaine) faisait maigrir en moyenne de 0,72 kg et perdre en moyenne 0,54 kg de graisse par rapport à un placebo [221]. Cependant, les auteurs ont noté que la qualité méthodologique de toutes les études était faible, et qu’il n’était pas possible d’en tirer des conclusions définitives.

Sécurité : la sécurité du pyruvate n’a pas été rigoureusement étudiée. Il peut causer des gaz, des ballonnements, des diarrhées et des borborygmes (bruits dans les intestins provoqués par les aliments liquides et par les gaz) mais n’a pas d’effets secondaires graves quand il est administré jusqu’à six semaines. Le pyruvate peut aussi augmenter les niveaux de LDL et faire baisser les HDL. D’autres recherches sont nécessaires pour mieux comprendre la sécurité et les effets secondaires possibles de ce composé.

La cétone de framboise

La cétone de framboise est un composé aromatique que l’on trouve dans les framboises rouges (Rubus idaeus). Sa structure chimique a quelques ressemblances avec celle de la capsaïcine (présente dans les poivres rouges) et la synéphrine, composé dont les effets sur l’obésité et le métabolisme des lipides ont été étudiés [222]. La cétone de framboise pourrait aider à prévenir la prise de poids en modifiant le métabolisme des lipides. Bien qu’elle ait été présentée comme un moyen efficace de brûler les graisses, il y a très peu de preuves qui soutiennent ces déclarations.

Efficacité : une seule étude randomisée et contrôlée a examiné les effets des compléments alimentaires qui contiennent de la cétone de framboise et d’autres ingrédients. Dans cette étude, 70 hommes et femmes en surpoids, âgés de 21 à 45 ans (IMC >27), ont pris des suppléments avec soit un placebo soit un produit pour maigrir, le Prograde MetabolismTM (METABO) [223]. Ce produit contenait 2 000 mg d’une mixture confidentielle de cétone de framboise, de caféine, d’orange amère, de gingembre, d’ail, de cayenne, de L-théanine et d’extrait de poivre avec des vitamines B et du chrome. Pendant les 8 semaines de l’étude, les participants ont suivi un régime alimentaire hypocalorique (environ 500 calories de moins par jour que leur besoins estimés), et ont fait de l’exercice modéré (60 minutes, trois jours par semaine). Comparés au groupe placebo, ceux qui ont reçu le produit ont perdu plus de poids (perte moyenne de 1,9 kg contre 0,4 kg pour le groupe placebo) et de masse graisseuse. Cependant, 25 des 70 participants ont quitté l’étude, et les résultats ne concernaient plus que 45 participants. En outre, le produit contenait beaucoup d’ingrédients en plus de la cétone de framboise, ce qui rend impossible toute détermination de ses effets seuls.

Sécurité : Les participants à l’étude ci-dessus n’ont pas eu d’effets secondaires graves. Cependant, il faut davantage de recherches sur la cétone de framboise pour mieux connaitre sa sécurité et ses effets secondaires.

Le haricot nain blanc / le grain de fève (Phaseolus vulgaris)

Le haricot nain blanc ou le grain de fève (Phaseolus vulgaris) est un légume natif du Mexique, d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud, mais est cultivé dans le monde entier [224]. L’extrait de Phaseolus vulgaris est un ingrédient présent dans certains suppléments pour maigrir vendu comme "bloquant" l’absorption des glucides et de l’amidon. La recherche en laboratoire indique que l’extrait de Phaseolus vulgaris inhibe l’activité alpha-amylase, ainsi les experts ont émis l’hypothèse que la plante pouvait interférer avec la décomposition et l’absorption des hydrates de carbone dans le système digestif [225] [226] [227]. Phaseolus vulgaris est aussi supposé agir comme suppresseur de l’appétit.

Efficacité : les effets de Phaseolus vulgaris sur la perte de poids et de graisse ont été examinés dans quelques études cliniques, avec des résultats contradictoires. Dans une étude randomisée, en double-aveugle, contrôlée contre placébo réalisée en Italie, 60 femmes en surpoids âgées entre 20 et 45 ans ont suivi un régime alimentaire de 2000 - 2200 calories et ont pris des pilules contenant environ 445 mg d’extrait de Phaseolus vulgaris séché (Phase 2® Starch Neutralizer IV) ou un placebo une fois par jour avant de manger un repas riche en glucides [228]. Après 30 jours, celles qui ont pris l’extrait d’haricot ont perdu plus de poids (perte de 2,93 kg en moyenne) que celles ayant pris le placebo (perte moyenne de 0,35 kg). Elles ont également vécu une perte plus importante de la masse de graisse, de l’épaisseur du tissu adipeux et de la circonférence taille-hanches-cuisses. Cependant, dans une étude identique réalisée aux États-Unis sur 39 adultes en surcharge pondérale (principalement des femmes avec un IMC entre 30 et 43) âgés de 20 à 69 ans, ceux qui ont consommé 1500 mg de produit avec leur repas et diner (dose quotidienne de 3 000mg) pendant huit semaines avec un régime riche en fibres et faible en graisse, n’ont pas perdu plus de poids que ceux qui ont pris un placebo [229].

Les auteurs d’une revue de 2011 sur 6 études et un total de 247 participants ont conclu que Phaseolus vulgaris réduisait significativement la graisse du corps (différence moyenne de 1,86 kg comparé au placebo), mais ne modifiait pas beaucoup le poids [230]. Cependant, les auteurs ont noté que la qualité des études inclues dans leur revue était médiocre, ce qui ne permet pas de tirer des conclusions définitives. Après la publication de cette analyse, une étude sur 12 semaines et 123 hommes et femmes en surpoids a trouvé que Phaseolus vulgaris réduisait modestement le poids et la graisse dans le corps [231]. Les participants ont consommé soit un placebo, soit 1 000 mg de Phaseolus vulgaris trois fois par jour avant les repas, pour une dose quotidienne totale de 3 000 mg, tout en suivant une alimentation hypocalorique (500 kcal/jour de moins que leurs besoins de base). Comparés au placebo, ceux qui ont pris l’extrait d’haricot ont perdu plus de poids (perte moyenne de 2,91 kg contre 0,92 kg pour le placebo) et de graisse (2,23 kg contre 0,65 kg).

Sécurité : Les effets secondaires rapportés suite à la prise de Phaseolus vulgaris sont plutôt mineurs et comprennent des migraines, des selles molles, des flatulences et une constipation. Pas d’effet secondaire sérieux n’a été rapporté avec Phaseolus vulgaris dans les études cliniques, mais aucune étude n’a duré plus de 13 semaines.

Le Yerba maté

(voir la section sur la caféine)

Le Yohimbe (Pausinystalia yohimbe, yohimbine)

Le yohimbe (Pausinystalia yohimbe, Pausinystalia johimbe) est un arbre à feuillage persistant d’Afrique de l’Ouest. L’écorce de l’arbre contient l’alcaloïde yohimbine, qui est le principal constituant actif du yohimbe [232]. La Yohimbine a des effets physiologiques hyper-adrénergiques parce qu’il agit comme antagoniste du récepteur alpha-2 [233]. L’extrait de yohimbe se retrouve dans certains compléments alimentaires qui sont vendus pour favoriser la libido, pour le bodybuilding et la perte de poids, mais il est utilisé comme remède traditionnel contre les troubles sexuels chez les hommes. Une forme de yohimbine - la yohimbine hydrochloride - est un médicament prescrit pour traiter les troubles de l’érection. [234] [235].

Efficacité : il y a très peu de recherche sur l’utilisation du yohimbe comme produit amaigrissant et/ou sur ses effets sur la masse du corps. Dans une petite étude clinique, la yohimbine (prise de 5 mg 4 fois par jour) a résulté en une perte de poids plus importante (perte moyenne de 3,55 kg) qu’un placebo (perte moyenne de 2,21 kg) chez des femmes obèses (IMC moyen de 40 et 43 pour les deux groupes) qui ont suivi une alimentation hypocalorique (1000 kcal/jour) pendant trois semaines [236]. Cependant, dans une autre étude sur 47 hommes (avec un poids supérieur de 20 % au poids normal), des hautes doses de yohimbine (jusqu’à 43 mg/jour) pendant six mois n’a pas eu d’effet sur le poids du corps ni la graisse comparées au placebo [237]. Les auteurs d’une analyse de 2011 sur le yohimbe ont conclu qu’il n’y avait pas de preuve indiquant que le yohimbe modifiait le poids ou la masse du corps [238]. Une autre revue de 2010 est arrivée aux mêmes conclusions, en notant que les résultats des petites études sur les êtres humains sont contradictoires, et que les preuves fournies sont insuffisantes pour confirmer tout pouvoir amaigrissant de ce composé.

Sécurité : le yohimbe peut être dangereux. Pris à des doses de 20 mg à 40 mg, il a été rapporté qu’il élevait la tension artérielle, alors que des doses de 200 mg ou plus pouvaient causer des migraines, de l’hypertension, de l’anxiété, de l’agitation, une tachycardie, un infarctus du myocarde, une insuffisance cardiaque et la mort [239] [240] [241]. Bien qu’il soit généralement bien toléré à faibles doses, il n’a pas été établi de doses sûres. Le yohimbe doit seulement être utilisé sous surveillance médicale à cause de sa possibilité à produire des effets secondaires sérieux.

Références :

[1] U.S. Department of Agriculture, U.S. Department of Health and Human Services. Dietary Guidelines for Americans, 2010.

[2] Weight-Control Information Network. Weight Loss for Life. 2009.

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